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Incendie criminel à Plaine-des-Roches : «Mo papa finn met dife dan nou lakaz, mo prefer viv san li», pleure Kajal

Les flammes ont emporté le réfrigérateur, les meubles, les ustensiles de cuisine, ainsi que tous les contenus du salon. Les dégâts sont estimés à Rs 150 000.

Kajal *(prénom modifié), une habitante de Plaine-des-Roches, a porté plainte contre son père, un dénommé Hurrydeosingh M., pour incendie criminel, le mardi 14 septembre. La police de la localité a procédé à l’arrestation du présumé pyromane durant la même nuit. Traduit en cour de justice, il a été reconduit en cellule policière, car la remise en liberté conditionnelle lui a été refusée.

Un père « alcoolique, violent et sans pitié ». C’est en ces termes que Kajal, 19 ans, décrit Hurrydeosingh M., son père. L’incendie criminel causé par ce dernier dans la nuit du lundi au mardi 14 septembre a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’aînée des deux filles dit ne plus pouvoir vivre aux côtés de son père.

Peu après minuit ce jour-là, Hurrydeosingh M., son père, a profité de l’absence de son épouse pour tenter de mettre le feu à la maison. En effet, sa femme détient un ‘Interim Protection Order’ contre lui. La jeune fille raconte que « tous les jours mon père rentre à la maison avec une bouteille de boisson alcoolisée. Il prend directement la direction de sa chambre et s’enferme à clé. Après avoir consommé sa boisson, il y ressort complètement ivre et s’en prend à tout le monde dans la maison ».

Kajal revient sur cette nuit cauchemardesque. « Cette nuit-là, ma mère était au travail. Comme à l’accoutumée, mon père a quitté sa chambre sous l’emprise de l’alcool. Il était complètement ivre et ne cessait de nous insulter ma sœur (17 ans) et moi. En raison de son attitude violente et vulgaire, nous nous sommes enfermées toutes deux à clé dans notre chambre. Mon père ne cessait de crier et de hurler des jurons dans la maison. C’était au milieu de la nuit. À un moment donné, soit vers minuit, il a pris une bougie et a mis le feu au canapé du salon. J’ai réussi à éteindre les flammes, mais cela ne lui a pas plu. Il est devenu encore plus violent. C’est alors qu’il a incendié une deuxième fois le même canapé », raconte Kajal qui explique qu’elle n’a pu rien faire cette fois-ci.

« J’ai eu peur pour ma vie et j’ai préféré rester en sécurité avec ma sœur dans notre chambre. Car mon père tenait la bougie dans sa main et menaçait de nous faire du mal. Monn per ki li met dife lor mwa ek mo ser », précise la jeune fille. Entre-temps, les flammes se propageaient et atteignaient presque toutes les pièces de la maison. « J’ai tout de suite averti mes deux cousins, qui habitent non loin de notre maison, pour venir nous sauver. Ils ont fait appel à la police », explique la jeune fille.

À l’arrivée des policiers, les cousins avaient entretemps réussi à maîtriser l’incendie. Au cours de la même soirée, après que Kajal ait donné sa version des faits, les policiers de Rivière-du-Rempart ont procédé à l’arrestation du père. Hurrydeosingh M. a été arrêté sous une accusation provisoire d’incendie criminel. « Mo pa kone ki ve dir enn papa parski mo pena okenn bon souvenir pou li. Depi mo tipti li bat mwa, mo ser ek mo mama », partage Kajal en larmes.

En effet, la mère de Kajal est une victime de violence domestique. L’épouse avait obtenu un ‘Interim Protection Order’ qui prendra fin le mardi 28 septembre. « Mon père est un alcoolique. Une fois qu’il est ivre, il se met à maltraiter toutes les occupantes de la maison. Il se fait des histoires dans sa tête, alléguant que ma mère mène une mauvaise vie et a des amants, alors que c’est complètement faux. Ma maman est la seule gagne-pain de la maison. Mon père ne contribue à aucune dépense de la maison. Mo papa pa kone ki ve dir respekte mwa ek mo ser. Kan nou ena pou aprann ou revize, ninport ki ler li vinn maltret nou ek defwa bat nou. Li rann nou lavi difisil. Mo pena okenn santima pou li », livre Kajal, peinée par son sort.

Par ailleurs, les dégâts causés par Hurrydeosingh M. sont estimés à environ Rs 150 000. Les flammes ont endommagé réfrigérateur, ustensiles de cuisine, meubles et autre ameublement de salon. « Ma mère ne gagne pas beaucoup d’argent et la situation est devenue pénible depuis que mon père a mis le feu à notre maison. Mo prefer viv san mo papa parski mo pa oule enn papa koumsa », pleure Kajal.

Arrêté et retenu en détention policière dans la nuit du lundi au mardi 14 septembre, Hurrydeosingh M. a été traduit en cour de justice dans la matinée de mardi dernier. La remise en liberté conditionnelle lui ayant été refusée, il a été reconduit en cellule policière.

* Ceux qui souhaitent venir en aide à Kajal peuvent la contacter via le courriel de l’auteur de cet article.

 

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