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Incendie au domicile d'un policier suspendu dans l'affaire Lutchigadoo : «Mo garson ti pe bwar boku...», confie sa mère

Provisoirement accusé de complot dans l’affaire Lutchigadoo, le policier Amitsing Narain, 38 ans, s’est retrouvé prisonnier des flammes dans sa maison, mercredi, à Union Park. Malgré qu’il a été évacué par ses collègues du Mauritius Fire Services, il se trouve aux soins intensifs. Maya, la mère du constable, revient sur le drame.

« J’avais emmené mes petits-enfants chez ma fille. Lorsque je suis retournée chez moi, j’ai vu mon fils qui dormait. En fait, depuis que son épouse a quitté le toit conjugal, mo garson ti pe bwar boku akoz li stresser », confie Maya à TéléPlus. 

La mère est sortie de la maison peu après. En route, elle dit avoir reçu un appel de son voisin l’informant que sa demeure a été la proie des flammes. La police de Nouvelle-France a été aussitôt alertée. Les sapeurs-pompiers se sont dépêchés sur les lieux. « Mo fine dir ban pompiers la ki mo garson tou seul endan », relate Maya. 

Le policier Amitsing Narain a pu être évacué à temps par les soldats du feu. L’état de santé du constable est jugé inquiétant, vu qu’il a inhalé beaucoup de monoxyde de carbone. 

Pour rappel, Amitsing Narain est actuellement suspendu de ses fonctions. Il serait impliqué dans l’affaire Lutchigadoo. Il avait été libéré sous caution après son inculpation devant la cour de Curepipe, le mardi 22 mai. La police n’avait pas objecté à sa remise en liberté. Il a eu à verser une caution de Rs 7 000 et il a signé une reconnaissance de dettes de Rs 100 000 pour être libéré.

Amitsing Narain est l’un des trois policiers qui avaient été arrêtés sur instruction du Directeur des poursuites publiques, sous une accusation provisoire de complot. Ces policiers avaient été interrogés au quartier général du Central Criminal Investigation Department le vendredi 18 mai.

Les enquêteurs pensent que le détenu Kusraj Lutchigadoo avait bel et bien quitté les locaux du Vacoas Detention Centre, le vendredi 23 avril, et que les trois policiers auraient fauté. Si, au début, les policiers avaient tous nié les faits, les enquêteurs les ont confrontés aux images CCTV du centre de détention.