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Ils vivent dans des conditions précaires : cloués au lit, mère et fils lancent un appel à la solidarité 

Les deux sont cloués au lit et recherchent désespérément de l'aide pour survivre.

Ex-employé d’un établissement hospitalier, cela fait presqu’un an qu’il s’est retrouvé complètement amputé du pied droit. Alors que sa mère qui s’occupait de lui nuit et jour,  suite à une chute, elle est également alitée. Face à leur situation précaire, ils ont décidé de faire connaître leur histoire pour obtenir de l’aide. 

Solidarite

Il n’est pas facile de faire face au regard des autres. Il n’est guère facile de dire à qui veut l’entendre les difficultés financières que l’on rencontre ni d’entendre les critiques des uns et des autres sur la situation dans laquelle on vit. C’est après y avoir réfléchi qu’Avinash a décidé de se lancer. Lui-même, ex-fonctionnaire d’un service hospitalier, s’est longtemps posé la question de « Ki dimoun pou dir » avant d’accepter de parler de sa situation. « J’ai travaillé pendant 13 ans comme 'attendant' à l’hôpital. Pendant toute ma carrière, j’ai vu des gens qui souffraient, des gens qui avaient besoin de réconfort. Je me suis toujours montré très serviable. J’aimais mon travail et ce qui me faisait plaisir c’était d’être au service des autres. Je ne pensais jamais me retrouver dans une situation aussi vulnérable… »

Effectivement, il y a plus d’un an, Avinash découvre qu’il a un abcès. « Mo inn al lopital, docter inn grate. Apre inn dir mwa pou bizin koupe. Monn siplie docter pu pa koup mo lipie. Apre enn zour linn dir mwa ki pou nepli kapav grate parski inn ariv pre kot lezo. Lerla inn fer appel mo fami pou explik zot ek monn bizin aksepte ». Il se rappelle de ce jour comme si c’était hier. « C’était le 21 décembre 2018. Les médecins m’avaient expliqué que les amputations complètes se font très rarement. L’un d’eux m’avait aussi expliqué tous les risques. Li ti dir mwa kitfwa ou pa pou leve. Avant de m’endormir, j’ai fait une prière et j’ai regardé mon pied pour la dernière fois. J’ai pensé à toutes les choses que ce pied m’avait permises de faire : de courir, de travailler, de jouer avec mes amis, de participer à des réunions dans l’association dans laquelle je servais comme trésorier, à organiser des activités sociales ». 

Quand Avinash se réveille, il est sous le choc. « J’avais besoin de temps pour accepter de me regarder. » Il restera pendant cinq mois à l’hôpital.

Le toit de la maison coule comme une passoire.
Le toit de la maison coule comme une passoire.

Une mère toujours à ses côtés 

Lorsqu’il rentre enfin chez lui, il ne peut plus rien faire sans sa mère. Cette dernière, Sheela, 60 ans, veuve depuis 10 ans, est aux petits soins. Elle s’occupe de lui, lui prodigue des conseils et l’encourage  à aller mieux. 

Sauf que, depuis quelques mois, Sheela va au plus mal. « Nous habitons dans une maison délabrée. Elle coule comme une passoire. Ma mère devait essuyer l’eau tous les jours. Un jour, elle a glissé, elle a fait une lourde chute et a été hospitalisée. Grièvement blessée, elle a dû mettre sept vis au pied. Elle a donc été longtemps presque paralysée. Nous avons dû faire appel à ma grande sœur. Comme notre maison n’est pas en état, elle avait loué une maison non loin de chez elle à Camp Levieux afin qu’elle puisse s’occuper de nous. Nous y sommes restés pendant cinq mois », relate-t-il. 

Un appel de solidarité

Cependant, le loyer devenant lourd, mère et fils ont dû retourner à leur ancienne maison. « Pour vivre, nous ne comptons que sur nos pensions. Nous n’avons personne pour s’occuper de nous. De plus, les moyens financiers sont limités. Avec la nourriture, il ne nous reste pas grand-chose. Nous devons tous les deux porter des couches. Je souffre d’un problème de pancréas et je ne peux pas me contrôler. Ça coûte cher ». 

D’où leur appel à la solidarité. « Aujourd’hui, je n’ai pas le choix et je dois compter sur de bons samaritains pour me venir en aide. Pendant tout ce temps, ma mère a tout fait pour m’aider. Même dans son état, elle fait des efforts pour se lever pour s’occuper de moi, malgré les recommandations du docteur pour qu’elle reste au lit. Je ne saurai jamais comment la remercier », dit-il en larmes. 

Pour venir en aide à cette famille qui habite Tyack, contactez Avinash Gokool au 5 798 1418. Ils ont besoin principalement de couches et de volontaires pour consolider leur maison. 

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