Faits Divers

Il meurt en réparant une roue - Le client de la victime: «Il y avait trop de pression dans la roue»

Tout s’est produit en une fraction de seconde. Soovendra Narayah, 59 ans, gonflait un pneu dans son atelier à Camp-Charlot, Chemin-Grenier, mardi, lorsque celui-ci a éclaté. Il a reçu un coup fatal au crâne. Il est mort sous les yeux d’Asif Shamtally, propriétaire d’autobus et client de la victime. Selon ce dernier, Soovendra aurait surgonflé la roue.

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Asif Shamtally, qui possède une flotte d’autobus, explique qu’il connaît la victime depuis de nombreuses années. « Nous habitons la même localité. Je le connaissais, car je me tournais souvent vers lui pour réparer des roues d’autobus », dit-il. Attristé par cette subite disparition, il a été la dernière personne à voir Soovendra Narayah vivant. Mardi après-midi, il s’était rendu à l’atelier de la victime pour faire réparer un pneu crevé. « Mon autobus était chez moi, j’ai juste ramené une roue pour qu’il la répare », relate l’entrepreneur. C’est peu avant 15 h 30 qu’il est arrivé à l’atelier. Soovendra Narayah s’est occupé de sa roue. « Il a fait le nécessaire pour réparer le pneu crevé. Entre-temps, je m’étais installé sur une chaise le regardant travailler. Lorsqu’il eut fini la réparation du pneu, il s’est mis à le gonfler », poursuit-il.

« Monn tann enn tapaz »

Au bout d’un moment, ajoute Asif Shamtally, il avait l’impression que le réparateur continuait à gonfler la roue, plus qu’il n’en fallait. « Pandan lontan, li pe met ler. Zis kouma mo ti pou al dir li arete, monn tann  enn tapaz. Larou inn eklate », se remémore ce dernier. « Je l’ai vu tomber. Le choc était tel que la jante lui a fracassé le front », dit-il. Sans perdre de temps, il informe la police de Chemin-Grenier de cet accident. Les secours ont transporté la victime au centre de santé de la localité. Sur place, le personnel soignant devait constater qu’il avait déjà rendu son dernier soupir. Asif Shamtally a été entendu par la police comme témoin. L’autopsie pratiquée par le Dr Prem Chamane, médecin légiste, a attribué le décès de Soovendra Narayah à une fracture du crâne. L’épouse de la victime, Roynee, 57 ans est anéantie. « Il était un bosseur. C’est l’ami de mon fils qui m’a informée que mon époux s’était blessé. Lorsque je suis allée le voir, ils l’avaient déjà transporté à l’hôpital. J’ai alors su qu’il n’a pas survécu », dit-elle. Les funérailles de la victime ont eu lieu mercredi après-midi. Soovendra Narayah laisse derrière lui une veuve, une fille de 30 ans et un fils de 26 ans.

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