Faits Divers

Il a défendu sa mère lors d’une agression : Parsan Hurkoo a le crâne fracturé et meurt

Parsan Hurkoo La boutique, à la rue Gassy, Vacoas, où Parsan Hurkoo (en médaillon) avait été agressé.

Parsan Hurkoo, 42 ans, aussi connu comme Ashish, a été agressé le dimanche 4 novembre dans sa boutique, à la rue Gassy, Vacoas. Vanessen Sabapathi (40 ans) l’aurait frappé à la tête avec un morceau de bois. Ashish a rendu son dernier souffle le dimanche 11 novembre.

Selon Devny Hurkoo (63 ans), la mère du défunt, le suspect a agressé Ashish pour de la nourriture. Elle explique qu’elle était dans son commerce, vers 19 heures, lorsque Vanessen Sabapathi est arrivé. « Il m’a demandé quelque chose à manger. Je lui en ai donné. Il est reparti », relate-t-elle. Cependant, un quart d’heure plus tard, il serait retourné.

« Il a une nouvelle fois demandé de la nourriture. Je lui ai dit que je lui en avais déjà donné. Il s’est vexé », ajoute-t-elle. Il y aurait eu une altercation. Selon elle, ce dernier s’est emparé d’un morceau de bois et l’a agressée. « Il m’a donné des coups à la tête, à l’épaule et au bras », raconte-t-elle.

Alerté par les cris de sa mère, Ashish serait venu à son secours. Il aurait vu Vanessen Sabapathi agresser cette dernière et il serait intervenu. Mais la situation se serait envenimée. Le fils aurait reçu un coup de bois au crâne avant de s’effondrer. Sa mère aurait hurlé pour alerter le voisinage. Le suspect aurait alors pris la fuite.

Parsan Hurkoo avait été conduit à l’hôpital de Candos. Dans un était critique, il avait été placé en observation. Sa santé s’est détériorée. Dans la matinée du dimanche 11 novembre, il a rendu l’âme. L’autopsie attribue le décès à une fracture du crâne.

Quant à Vanessen Sabapathi, il a été arrêté par la police de Vacoas. Il est provisoirement accusé d’assault with aggravating circumstances. La liberté conditionnelle lui a été accordée. Le suspect est actuellement sous surveillance policière à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Il sera interrogé par la police criminelle de Vacoas. Celle-ci compte aussi de nouveau entendre la mère du défunt. Une affaire d’argent serait évoquée.

Dans le quartier, Parsan Hurkoo est décrit comme une personne joviale qui aidait sa mère dans la boutique familiale. « Il était doux et travailleur. Il y a six ans, il avait perdu son frère. Il était le seul soutien de sa mère », dit un voisin. Les funérailles d’Ashish auront lieu ultérieurement.