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Il défend sa sœur de 9 ans contre un voleur : «Portab dix mo kapav gagne me enn ser li inik», lance Avanish, 14 ans

Yadhavi, 9 ans, Sachin et Avanish, 14 ans.

Il a reçu des accolades sur les réseaux sociaux après son acte de bravoure. Mais le jeune Avanish soutient qu’il n’a fait que défendre sa petite soeur alors qu’un voleur s’en prenait à elle. Ce dernier a été coffré.

« Portab dix mo kapav gagne me enn ser li inik », lâche Avanish d’une voix timide. Il y a sept jours, l’adolescent de 14 ans a sauvé sa soeur Yadhavi, âgée de 9 ans, des griffes d’un voleur agressif, mécontent de n’avoir pu s’emparer du téléphone portable du collégien. Un incident qui a fortement traumatisé la fillette. Deux jeunes ont été arrêtés dans cette affaire.

C’est le vendredi 16 juillet que la route des enfants a croisé celle du voleur, un dénommé Hemant Nemur, âgé de 18 ans. Élève du Triolet State Secondary School, Avanish raconte qu’à la sortie des classes, il a pris la direction de l’école Sir Harilall Vaghjee pour récupérer sa petite soeur. Il était alors accompagné d’un ami. 

Hemant Nemur, 18 ans, et Abhisek Kumar Heeroo, 19 ans,  des habitants de 7ème Mille, Triolet, sont passés aux aveux.
Hemant Nemur, 18 ans, et Abhisek Kumar Heeroo, 19 ans, des habitants de 7ème Mille, Triolet, sont passés aux aveux.

Arrivé près de l’établissement scolaire, Avanish aperçoit Hemant Nemur pour la première fois. « Il était assis sur un garde-fou près de l’école. Il a arraché le téléphone cellulaire de mon ami, en disant qu’il devait faire un appel. Mon ami lui a alors dit qu’il n’a pas de sous sur son téléphone. Lorsque des voitures et des parents ont commencé à approcher, il lui a rendu son portable. »

Avanish est toutefois loin de se douter qu’il devra personnellement avoir affaire au malotru. « Sur le chemin du retour, lorsque ma sœur et moi sommes passés devant lui, il nous fixait d’un air malveillant et a commencé à nous suivre. » À l’arrêt de bus, en constatant que l’homme continuait de les fixer, Avanish décide d’alerter son père. Il est alors 15 h 30.

Soudain Hemant Nemur passe à l’action. « Kouma monn tir mo portab linn galoupe e linn ris telefon-la me monn tini for. » Sa tentative ayant échoué, le malfrat s’en prend à la fillette. « Linn trap mo ser par so lamans sak lekol e linn koumanse trenn li. Mo ser ti pe kriyé ‘Bhai ! Bhai !’. »

À ce jour, l’adolescent se dit traumatisé par cette scène. « Je ne pouvais pas voir et entendre les cris de détresse de ma sœur. J’ai alors préféré remettre le portable à l’homme et secourir ma petite sœur. » Une fois le portable en main, l’agresseur a pris ses jambes à son cou et s’est enfui en direction de Solitude. À ce moment-là, la route principale de 7e Mille, Triolet, était déserte.

Les deux enfants se dirigent vers une boutique pour demander de l’aide. « J’ai informé mon père de ce qu’il s’était passé et nous sommes rentrés à la maison par le bus. » Le trajet est éprouvant pour l’adolescent. « J’ai dû prendre ma sœur dans mes bras car elle tremblait. Koumadir li ti ‘freeze’, li pann koze ditou e ti pe res tranble. Monn ser li avek mwa ziska nou desann. »

Le lieu où l'agression a eu lieu, sur un arrêt de bus à 7ème Mille, Triolet.
Le lieu où l'agression a eu lieu, sur un arrêt de bus à 7ème Mille, Triolet.

Très secouée par cette agression, la fillette fondra en larmes dans les bras de sa soeur aînée, âgée de 12 ans, une fois rentrée à la maison. « Linn koumans plore e rakont mo lot ti ser. Lot-la inn panike e toulede inn koumans plore ziska ki mo mama papa arive », poursuit Avanish.

Depuis, Sachin, le père des enfants, a frappé à plusieurs portes afin de s’assurer que toutes les mesures de sécurité soient établies autour des établissements scolaires de ses enfants. « Il vaut mieux être sur ses gardes. Je ne veux pas que d’autres enfants en soient victimes. » 

Surtout que, poursuit le père de famille, sa fille est très affectée. « Elle est encore sous le choc. Il n’y a pas une nuit où elle ne pleure pas et ne crie pas dans son sommeil. En tant que parent, c’est pénible de voir son enfant souffrir. Enn dimal kapav swagne me seki pe pase dan latet sa zanfan-la, li tousel kone », lâche-t-il avec impuissance.


Le voleur trahi par ses tatouages 

C’est grâce aux nombreux détails qu’Avanish a fournis aux enquêteurs qu’ils ont pu mettre la main sur le dénommé Hemant Nemur, moins de 48 heures après les faits. À la police, l’adolescent a raconté que l’agresseur avait plusieurs tatouages. Soit une fleur sur l’une de ses mains, un autre sur le cou et au visage, ainsi que trois points sur le côté droit de son œil et un cœur à gauche. 

Forts de ces détails, le constable Mohun et ses collègues du Field Intelligence Office, sous la charge du sergent Forod, ont débarqué, le dimanche 18 juillet, au domicile de Hemant Nemur, à 7ème Mille, Triolet. Sur place, la coque de couleur rouge du téléphone cellulaire d’Avanish a été retrouvée. 

Arrêté et conduit au bureau de la Criminal Investigation Division de Trou-aux-Biches, sous la charge de l’inspecteur Seegoolam, Hemant Nemur n’a pas tardé à passer aux aveux. Il a balancé le nom de son acolyte au moment de l’agression et du vol. Il s’agit d’un certain Abhisek Kumar Heeroo, 19 ans, habitant la même région. Ce dernier a été arrêté le même jour. 

Le jeune Avanish a positivement identifié Hemant Nemur comme son agresseur. Questionnés sur le téléphone cellulaire, les deux suspects ont expliqué qu’ils l’ont vendu à un inconnu à Baie-du-Tombeau pour Rs 500. Avec l’argent ainsi obtenu, ils auraient acheté de la nourriture. Une version qui laissent sceptiques les enquêteurs car selon leurs informations, ces deux jeunes seraient mêlés à des activités illicites. 
Hemant Nemur et Abhisek Kumar Heeroo ont été placés derrière les barreaux, sous une accusation provisoire de vol dans un lieu public. Les enquêteurs tentent actuellement de mettre la main sur la personne qui aurait acheté l’objet volé.

Kumar Nemur : « Mo swete ki zot donn mo garson enn sans »

« Mo diman sa de zanfan-la e zot paran bokou exkiz. » Kumar Nemur, 46 ans, ne cache pas sa déception devant le comportement de son fils Hemant, l’aîné de trois enfants. Il a deux soeurs de 12 et 4 ans.
Selon le bûcheron, l’attitude de son fils, qui travaille avec lui, aurait changé en raison de ses fréquentations. « Sak fwa bann gran vinn get li e dir zot pe al dan lapriyer. » Depuis, le jeune homme rentre tard. « Un jour, j’ai dû aller le chercher car il était plus de 22 heures. À mon grand étonnement, j’ai vu qu’il consommait de la bière avec d’autres adultes de la bande. »
Le père de famille dit ne pas comprendre comment son fils a pu s’en prendre à deux enfants. « Toulezour mo koz ek li, mo dir li fode pa frekant pli gran e bizin res dan bon sime. » 
Kumar souhaite qu’une seconde chance soit offerte à son fils. « Nou aksepte pou ranbours telefonn-la avek larzan me mo ti swete ki zot rey sa sarz-la e donn mo garson enn sans pou so lavenir. »

 

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