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Idriss Sookiah, un planteur de 81 ans : «Nou pe fer zefor pou tou dimoun gagn manze »

L’entrée en vigueur du confinement total et la prolongation du couvre-feu sanitaire pour endiguer la propagation du Covid-19 dans le pays fait que les chaînes de restauration, notamment des fast-foods, des bazars, entres autres, sont fermées en ce moment. Sauf les supermarchés et boutiques, qui sont rouvertes. En cette période difficile, les planteurs, conscients des attentes des consommateurs, sont nombreux à braver le danger pour s’adonner aux activités agricoles.

Même durant le confinement, des agriculteurs labourent leurs champs pour faire pousser les légumes. 

« Nu pe fer zefor pu tu dimoun gayn manze », confie Idriss Sookiah. Ce planteur de 81 ans dit n’avoir aucun choix que de rester à la maison et vendre ses légumes devant son domicike. «  Les légumes  proviennent de ma plantation. ‘Enapipangay, zarico, kocom, pima, bred petsay. Mo plante, mo vende’ », confie cet habitant de l’Avenir, St-Pierre. 

« ‘Kan nu kit nu karo, voler passladan. Nu peres dan lakaz, voler perant dan plantasyon.’ On encourt des pertes. La moitié de la récolte est restée dans le champ car on ne peut pas sortir le soir pour aller ramasser les légumes », déplore-t-il.

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Un peu plus loin dans un autre champ, on  croise Jugdish Sungkur, un autre agriculteur. Les pieds enfoncés dans des bottes, le visage à moitiérecouvert par un mouchoir et un casque, il nous relate son quotidien. Et en cette période de confinement, il est toujours dans son champ et pour revendre ses légumes  aux maraichers et aux consommateurs sur place. « Vu que les bazars sont fermés, je dois faire en sorte de vendre mes légumes tous les jours. Il y a le chou, des haricots verts et desconcombres, entres autres. J’achète aussi des concombres, carottes, aubergines, giraumon pour les revendre. Je les vends au bord de la route, à cote de mon champ », raconte Jugdish.

Toutefois, l’agriculteur dit rencontrer des difficultés. « Bannplanter pape tir la vi nanien. Noupevann dan ennpri normal. Enabannmarsankipeastelegim, zotpe van ser. Nu pevannlegimant 25 e 30 roupie avekzot, zotperevannsaant 50 et 60 roupies », déplore Jugdish avant d’indiquer :« Les vendeurs de légumes doivent exercer dans la discipline. ‘Lepep dan bez, dan problem. Li impe difisil  pu aste sa bann legim la. Bizin vann lor enn prire zonab’. »

Toutefois, en cette période de confinement sanitaire, les planteurs sont contraints de laisser leurs champs sans surveillance. Ce qui explique une recrudescence de vols de légumes dans différentes régions du pays.

 

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