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Hygiène dans les hôpitaux : le grand nettoyage démarre

Le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, l’a concédé. Il y a un manque d’hygiène dans nos hôpitaux. Lors d’une visite dans quatre des hôpitaux régionaux, le jeudi 15 novembre, nous avons été surpris par le semblant de propreté qui y règne. Serait-ce le fruit de l’annonce des visites surprises du ministre ?

Un bel effort semble avoir été fait dans nos hôpitaux en ce qu’il s’agit de la propreté. Bien que cela devrait être considéré comme normal, ce fait contraste avec le constat que font habituellement les patients.

À l’hôpital Victoria , Candos, les couloirs semblaient avoir été lavés et l’herbe fraîchement coupée et la cour balayée. Idem à celui de Jawaharlal Nehru, Rose-Belle, et à Flacq. Même les toilettes étaient moins repoussantes. Serait-ce l’annonce des visites surprises du ministre Anwar Husnoo qui a réveillé ceux concernés ? Les avis sont partagés. Pour certains des membres du personnel, des efforts ont été faits depuis quelque temps déjà, pour d’autres la propreté ne se limite pas au nettoyage du sol et de la cour.

« Nos hôpitaux méritent un grand nettoyage du sol au plafond », lance un médecin de l’hôpital de Flacq. À son avis, murs, ventilateurs, climatiseurs, rideaux, fenêtres, placards doivent être nettoyés régulièrement, car il y a de la poussière qui s’y accumule et peut affecter les patients, particulièrement ceux qui sont asthmatiques ou qui y sont allergiques. Il affirme qu’il n’y a eu aucun changement depuis la Private Notice Question du mardi 13 novembre. « Les toilettes laissent à désirer. De fortes odeurs envahissent les salles de temps en temps, même lors du nettoyage, en raison du mauvais système d’aération », dit-il.

Un Health Care Attendant, qui a travaillé dans plusieurs établissements hospitaliers, constate qu’on ne fait que chercher des solutions palliatives au lieu de s’attaquer de front aux problèmes qui existent dans les hôpitaux. Un avis que partage une infirmière. Pour cette dernière, il y a un manque d’organisation qui fait que le personnel chargé de l’entretien n’a pas d’instructions précises à propos des tâches à  accomplir. Il n’y a pas non plus cette culture d’initiative.

C’est effectivement au niveau de l’organisation et de la supervision du travail que des manquements ont été constatés, nous a expliqué le Dr Sivalingum Ramen, Director of Health Services. Il nous affirme que des mesures seront prises à ce propos. Alors que certains membres du personnel sont d’avis que c’est le manque de laboureurs et de techniciens de surface qui fait que les hôpitaux ne sont pas bien entretenus.