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Hôpitaux publics : propres, mais peuvent mieux faire

Par Jean-Marie St Cyr
Publié le: 27 June 2026 à 08:42
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Hôpitaux publics

Des infrastructures modernisées, des protocoles renforcés depuis la covid-19, mais un manque de personnel, d’équipements et de civisme freinent les efforts. État des lieux d’un secteur en mutation.

Autrefois réputés « sales », les établissements de santé du service public ont connu une transformation. Au fil des années, les « dispensaires », souvent exigus et dans un état parfois déplorable, ont laissé la place à des Area Health Centres (AHC), Community Health Centres (CHC), Mediclinics. Des hôpitaux plus modernes, mieux équipés et bien plus spacieux ont aussi été construits. Comme en témoigne le reportage effectué à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo et à l’hôpital Victoria, ainsi qu’aux Mediclinics de Triolet et de Plaine-Verte, ces établissements étaient propres, en dépit de quelques petites lacunes ici et là. « There is room for improvement », dirait l’anglais. (Voir hors texte)

Protocoles renforcés
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Affichette SAJH

En 2021, dans le sillage de la pandémie de covid-19, le ministère de la Santé a mis en place un National Infection Prevention Control (IPC) Committee. Le Dr Dooshanveer Nuckchady, médecin infectiologue et spécialiste en médecine interne, est catégorique. « Il y a beaucoup de choses qui sont faites pour améliorer la propreté et l’hygiène dans les centres de santé publics. »

Chaque région sanitaire dispose d’un comité, présidé par le Regional Health Director, chargé de veiller à la mise en œuvre de toutes les mesures visant à minimiser les risques d’infections - notamment les infections nosocomiales. « Il y a des IPC teams constituées d’infirmiers et de médecins qui s’assurent que le travail de vérification est effectué, que ce soit dans les hôpitaux, les Mediclinics ainsi que tous les autres établissements de santé : AHC et CHC », explique le Dr Nuckchady. 

À l’issue de ces inspections, un rapport est rédigé et un score attribué à chaque établissement, salle par salle. La checklist couvre plusieurs aspects : hygiène de santé, propreté environnementale, état des toilettes, utilisation des équipements de protection individuelle (PPE) par le personnel, entre autres. « Tous les trois mois, il y a un classement des diverses salles, centres de santé et hôpitaux, afin d’identifier les plus propres et les moins propres », ajoute-t-il. Le tout est basé sur les standards de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Ces affichettes en anglais et en créole mauricien rappellent aux usagers leur responsabilité dans le maintien de la propreté des établissements de santé publics.
Ces affichettes en anglais et en créole mauricien rappellent aux usagers leur responsabilité dans le maintien de la propreté des établissements de santé publics.

Des procédures opérationnelles standardisées (SOP) encadrent différents aspects liés à la prévention et au contrôle des infections : habillage et déshabillage des PPE, utilisation des autoclaves à vapeur, désinfection des dispositifs médicaux réutilisables, nettoyage des instruments chirurgicaux et utilisation des stérilisateurs à chaleur sèche. « Les membres du personnel sont supposés suivre les directives données dans ces SOPs », indique le Dr Nuckchady. Les Ward Managers et Charge Nurses de chaque salle sont, eux, chargés de superviser le respect des normes établies par le National Guidelines on Infection Prevention Control et les SOPs du ministère.

Au fil des années, des améliorations ont été observées, jusqu’en 2024, date à laquelle une stagnation a été constatée, selon le Dr Nuckchady.

Moyens insuffisants

Parmi les obstacles identifiés figure en premier lieu le manque de personnel. « Il y a surtout un manque de personnel pour assurer le nettoyage des divers centres de santé, que ce soit des attendants, des general workers ou des Health Care Assistants. » C’est un constat que partage Rajshree Thylamay, présidente de l’Union des travailleurs du ministère de la Santé (UTMS).

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L’attente dans des hôpitaux public reste un des problème majeurs,
L’attente dans des hôpitaux public reste un des problème majeurs, 

Il y a aussi un problème d’approvisionnement en consommables. « Il n’y a parfois pas assez de produits nettoyants, pas suffisamment de coton, de chiffons pour assurer le nettoyage, pas assez de serpillières, de seaux-poubelles. » Ces items peuvent pourtant être disponibles en stock, mais ne sont pas nécessairement distribués là où il le faut, faute de personnel ou de transport. Lors d’une récente inspection, il a ainsi été noté que des fenêtres, des rideaux et d’autres surfaces étaient sales, et des traces de fientes de lézards et de pigeons ont été constatées.

Pour Rajshree Thylamay, c’est précisément ce manque de matériel approprié qui empêche les lieux d’être aussi étincelants qu’on le souhaiterait. « Nous manquons d’équipements adéquats. Tous les travaux se font manuellement, alors qu’il existe des équipements électriques qui pourraient faciliter le travail », dit-elle. Elle plaide pour que le ministère de la Santé investisse dans des équipements modernes, comme c’est le cas dans le secteur privé.

Le Dr Meetheelesh Abeeluck, président de la Government Medical and Dental Officers Association (GMDOA), quant à lui, évoque l’absence de maintenance préventive. « Il y a un degré de maintenance qu’il faut assurer, tant pour les bâtiments que pour le matériel et les équipements. » Selon lui, un manque de planification en est la cause, et le ministère ne devrait pas lésiner sur les moyens pour garantir le bon entretien des établissements, car il y va de la sécurité et de la santé des patients. Il suggère également, pour des problèmes spécifiques comme la présence de rats ou de punaises, de faire appel à des entreprises privées spécialisées.

Mentalités à changer 

Le manque de moyens n’explique pas tout. Le Dr Nuckchady reconnaît qu’il existe aussi une réticence au changement et un problème d’accountability. « Il y a ceux qui, malgré le manque de personnel, vont s’acquitter consciencieusement de leur travail, mais il y a aussi ceux qui ne vont pas s’appliquer et vont faire un nettoyage sommaire. »

Rajshree Thylamay défend ses collègues. Malgré les contraintes, les hôpitaux sont selon elle « propres ». « Ceux qui disent que les établissements de santé sont dans un état déplorable doivent venir nous dire où », lance-t-elle. Selon elle, la mentalité des travailleurs a évolué et ils s’acquittent de leur travail « avec amour ». « Même si les ‘attendants’ sont fatigués, ‘zot pe donn zot kor e am zot met lamour pou fer travay la marse ek gard bann lopital prop’ », assure-t-elle. La surveillance constante exercée par les équipes IPC incite le personnel à faire de son mieux pour éviter les remarques négatives.

Mais le public a aussi sa part de responsabilité. Des actes de vandalisme ont été constatés dans les toilettes - robinets, lavabos et sanitaires endommagés - et les hand sanitizers, serviettes et robinets disparaissent régulièrement. Des visiteurs jettent leurs détritus n’importe où, malgré la présence de poubelles, ou abandonnent cotons usagés, bouteilles et sachets alimentaires dans les salles d’attente. « Il n’y a pas suffisamment de personnel. »

Rajshree Thylamay lance un appel au civisme. « Zot bizin konpran ki, dakor pay nou pou fer sa travay la, o moin zot bizin ena inpe respe pou nou. » Elle rappelle que ces mêmes personnes n’adopteraient pas un tel comportement chez elles. « Il est facile de dire que le personnel est paresseux ou qu’il ne fait pas bien son travail, mais il faut qu’on se mette à notre place pour comprendre ce que nous vivons », dit-elle.

Le Dr Abeeluck partage ce constat et souligne que les réparations liées aux dégradations ne peuvent se faire du jour au lendemain. Elles impliquent une procédure d’appel d’offres avant que les travaux puissent être engagés. 

Le Dr Nuckchady attire l’attention sur un autre risque souvent sous-estimé : les infections nosocomiales ne surviennent pas uniquement par manque de propreté, mais aussi en raison du trop grand nombre de visiteurs. La consigne est pourtant claire : deux visiteurs par patient à la fois. « Quand une personne est malade et que vous lui transmettez la grippe, par exemple, vous aggravez sa situation. »

Pour sensibiliser le public, des campagnes vidéo ont été menées au début de mai, et des affichettes en anglais et en créole mauricien ont été installées dans les établissements. Mais comme le reconnaissent tous les acteurs interrogés, changer les mentalités prend du temps. La transformation des infrastructures est en marche - celle des comportements reste encore à parachever.


Prévention des infections : les standards nationaux en recul

Le constat est sans appel. Selon le rapport de l’évaluation nationale 2026, le score national en matière de standards de prévention et de contrôle des infections (IPC) a reculé, passant de 68 % en mai 2025 à 66 % en avril 2026. Un résultat en deçà de l’objectif fixé, qui est de dépasser les 75 %.

À l’échelle des établissements, les disparités sont notables. L’hôpital Victoria (VH) affiche la performance la plus faible du pays, avec un score en chute libre, passant de 65 % à 53 % entre mai 2025 et avril 2026. À l’opposé, l’hôpital Jawaharlal Nehru (JNH) et l’hôpital Dr A. G. Jeetoo (JH) se distinguent comme les établissements les plus performants, ce dernier enregistrant même une progression, passant de 74 % à 80 %. Plus le score est faible, plus la performance est jugée mauvaise.

La dégradation ne se limite pas au score global. Sur plusieurs composantes essentielles, les résultats se sont également détériorés entre mai 2025 et avril 2026. L’accès aux équipements de protection individuelle accuse un recul léger, passant de 79 % à 78 %, tandis que le nettoyage et la désinfection chutent de 84 % à 69 %. La stérilisation des équipements enregistre l’une des baisses les plus marquées, tombant de 27 % à 19 %, tout comme la maintenance des voies centrales, qui passe de 50 % à 30 %, et la sécurité chirurgicale, en recul de 21 % à 10 %. Ces données, présentées sous forme de moyenne nationale pour l’ensemble des hôpitaux, illustrent une tendance préoccupante sur plusieurs fronts à la fois.


La maintenance des hôpitaux : une organisation structurée mais sous pression

L’entretien des établissements de santé du secteur public repose sur une organisation bien établie, affirme Narainduth Namah, Chief Hospital Administrator. Les Attendant Hospital Services sont chargés de la maintenance courante des infrastructures, tandis que les salles de bains et les toilettes sont prises en charge par des prestataires de services privés. Les attendants veillent également à la propreté générale des différents établissements de santé. 

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hospital ipc score

« Il y a une équipe de maintenance dans chaque hôpital régional qui regroupe des maçons, peintres, plombiers, charpentiers et électriciens. Ce sont eux qui s’assurent des petites réparations là où c’est nécessaire », dit-il. En ce qui concerne les gros travaux, c’est le ministère des Infrastructures publiques qui prend alors le relais. Des contracteurs privés sont également sollicités parfois, à la suite d’un appel d’offres.

Comme nos différents interlocuteurs, il reconnaît lui aussi que le manque d’effectifs peut parfois poser problème pour assurer un entretien adéquat là où il faut, quand il faut. Les travaux de réparation ou de rénovation sont alors effectués par ordre de priorité.

Concernant le nettoyage du système de ventilation, c’est l’Energy Services Division (ESD) du ministère des Infrastructures publiques qui s’en charge. Ce service étant souvent sollicité par d’autres ministères également, le ministère de la Santé se retrouve parfois contraint de faire appel à des prestataires de services privés pour faire avancer les choses, ces derniers étant eux aussi à court d’effectifs, avance Narainduth Namah.

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hospital ipc score

Alors que le nettoyage quotidien se fait à hauteur d’homme la plupart du temps, le Chief Hospital Administrator reconnaît que les endroits « inaccessibles » sont nettoyés plus rarement. Selon lui, des équipes pourraient être formées pour s’occuper du nettoyage de toutes les surfaces, y compris celles en hauteur. Il soutient également que chaque responsable de département est appelé à s’assurer que tout fonctionne comme il faut dans chaque établissement de santé et que tout le mobilier est en bon état pour la sécurité de tous.

Parmi les responsables concernés figurent les Regional Public Health Superintendents (RPHS), en charge des Area Health Centres (AHC), Community Health Centres (CHC) et Mediclinics, ainsi que les Regional Nursing Administrators et les Regional Health Services Administrators, qui sont supposés visiter régulièrement tous les établissements de santé. Les Charge Nurses de chaque hôpital régional peuvent également signaler les réparations nécessaires en informant l’administration, fait comprendre Narainduth Namah.


Hygiène dans les hôpitaux : ce que révèle notre constat

La propreté des toilettes, l’état des salles, la gestion des déchets, la disponibilité des produits sanitaires ou encore la circulation des visiteurs — dans un établissement de santé, ces détails ne sont jamais anodins. Ils façonnent l’expérience quotidienne des patients et de leurs proches, et restent un sujet particulièrement sensible pour la population.

C’est pour en dresser un état des lieux concret que nos journalistes se sont rendus, mardi et mercredi, dans quatre établissements de santé du pays : l’hôpital Victoria à Candos, l’hôpital Dr A.G. Jeetoo à Port-Louis, la Mediclinic de Triolet et la Dr Mahmoodkhan Hyderkhan Mediclinic à Plaine-Verte.

Le bilan global est encourageant. La situation apparaît correcte dans l’ensemble, et plusieurs patients et visiteurs interrogés font état d’une nette amélioration par rapport aux années précédentes.

Des problèmes persistent néanmoins dans certaines zones très fréquentées — notamment au niveau des toilettes publiques et des entrées —, des points de friction qui méritent attention.


Hôpital Victoria : des constats contrastés selon les espaces visités
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À l’hôpital Victoria, les wards et les espaces communs sont globalement propres et bien entretenus, mais certaines toilettes publiques affichent des manquements.
À l’hôpital Victoria, les wards et les espaces communs sont globalement propres et bien entretenus, mais certaines toilettes publiques affichent des manquements.

À l’hôpital Victoria, la cour de l’établissement reste propre dans son ensemble. Malgré quelques papiers et plastiques usagés visibles par endroits, l’environnement général donne une impression d’entretien régulier. Près des toilettes situées à proximité de la SBM, les travaux de construction laissent apparaître quelques déchets et matériaux accumulés sur les côtés. Rien de majeur, cependant, selon les constats effectués sur place.

L’un des problèmes visibles concerne surtout la forte circulation des véhicules aux abords de l’hôpital. Les nombreux va-et-vient des voitures créent une pollution sonore constante. À cela s’ajoutent les émissions de gaz d’échappement. Dans un environnement hospitalier, cette situation peut affecter le confort des patients et des visiteurs, particulièrement ceux souffrant de problèmes respiratoires ou les personnes âgées qui passent de longues heures à proximité des entrées principales.

Du côté des toilettes publiques, le constat reste mitigé. Les sanitaires près de différents wards ainsi que ceux du département « Trauma and Emergency » sont dans un état jugé acceptable. Quelques traces sont visibles sur les murs et certaines parties paraissent légèrement sales. Mais les cuvettes et les lavabos restent visiblement entretenus.

Odeur d’Urine 

Le principal problème relevé reste toutefois l’odeur très forte d’urine dans certaines toilettes. Un autre point souligné concerne l’absence de savon ou de produits pour se laver les mains dans plusieurs sanitaires. Dans un établissement hospitalier où circulent quotidiennement des centaines de personnes, ce manque peut poser un véritable problème d’hygiène.

Dans la section « Trauma and Emergency », le sol apparaît légèrement collant à certains endroits. Une situation qui peut s’expliquer par le flux important de patients et de visiteurs qui circulent continuellement dans cette partie de l’hôpital. Malgré cela, les lieux ne donnent pas une impression de saleté généralisée.

Les témoignages recueillis auprès des patients restent toutefois largement positifs. Une patiente admise la veille du constat affirme n’avoir rencontré aucun problème lié à l’hygiène.

« Gramatin, tanto zot vini netwaye », explique-t-elle.

Elle raconte même avoir vu une infirmière intervenir immédiatement pour aider un patient qui s’était sali.

Même constat du côté d’un visiteur rencontré près des wards.

« Li prop, narien pou dir. Zot gard li bien prop », affirme-t-il, tout en soulignant une amélioration comparée au passé.

Dans plusieurs wards visités, les chambres sont propres. Aucun amas de poussière ou de saleté importante n’a été observé au sol ou sur les murs. Quelques petites taches sont visibles sur certains rideaux, mais rien qui donne une impression de négligence. Les lits, matelas et draps sont également dans un état correct.

Une autre patiente hospitalisée depuis huit jours affirme n’avoir rencontré « aucun problème avec saleté ouswa l’hygiène » depuis son admission. Elle souligne aussi la propreté des uniformes du personnel soignant.

« Mo pann trouv nis lerat, punaise ouswa cancrela. Avant bann visiteur vini, ena dimounn netwaye. Kan bann visiteur ale, zot re netwaye », dit-elle.


Mediclinic de Triolet : les toilettes constituent la zone où de petits manquements ont été observés
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Mediclinic Triolet

Au Mediclinic de Triolet, le constat effectué montre un établissement propre malgré une affluence moyenne. Même après la pluie et les nombreux passages de patients, les lieux sont restés dans un état jugé satisfaisant.

Les salles d’attente, les chaises ainsi que les espaces communs ne présentaient pas de saleté notable. L’environnement donne une impression d’entretien constant. Les différentes surfaces visibles semblaient propres et correctement entretenues malgré le passage de dizaines de personnes.

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La Mediclinic de Triolet présente un état globalement satisfaisant.
La Mediclinic de Triolet présente un état globalement satisfaisant. 

Les toilettes constituent la seule zone où quelques petits manquements ont été observés. Les sanitaires restent toutefois dans un état acceptable. Les cuvettes et les lavabos sont visiblement propres. Du savon était également disponible pour le lavage des mains, ce qui reste un point important dans un établissement médical.

Une patiente rencontrée sur place, qui effectue régulièrement ses contrôles de santé dans ce Mediclinic, affirme n’avoir jamais rencontré de problème particulier concernant l’hygiène.

« Zame mo’nn gagn okenn problem isi », confie-t-elle.


Mediclinic de Plaine-Verte : un entretien visible dès l’entrée
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Dr Mahmoodkhan Hyderkhan Mediclinic de Plaine-Verte

Au Dr Mahmoodkhan Hyderkhan Mediclinic, à Plaine-Verte, l’entretien des lieux est visible dès l’entrée de l’établissement. Une infirmière nettoyait déjà le sol à l’aide d’une serpillière au moment du constat.

Les salles observées étaient propres et bien entretenues. Aucun problème majeur lié à l’hygiène n’a été relevé durant la visite.

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Au Dr Mahmoodkhan Hyderkhan Mediclinic de Plaine-Verte, l’entretien est visible dès l’entrée.
Au Dr Mahmoodkhan Hyderkhan Mediclinic de Plaine-Verte, l’entretien est visible dès l’entrée.

Un patient rencontré sur place affirme également n’avoir jamais rencontré de problème concernant la propreté de l’établissement.


Hôpital Jeetoo : des différences marquées selon les étages
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À l’hôpital Dr A. G. Jeetoo, la propreté varie selon les étages.
À l’hôpital Dr A. G. Jeetoo, la propreté varie selon les étages.

À l’hôpital Dr A.G. Jeetoo, les constats varient fortement selon les niveaux visités. Au rez-de-chaussée, surtout près du département « Trauma and Emergency » et des toilettes publiques accessibles aux visiteurs, la situation ressemble à celle observée à l’hôpital Victoria. Les sanitaires restent dans un état correct malgré quelques traces de saleté sur les murs et certaines surfaces assombries par le temps.

Les cuvettes et les lavabos restent toutefois relativement propres. Des membres du personnel de nettoyage sont régulièrement aperçus à proximité des toilettes et interviennent fréquemment pour l’entretien des lieux.

Le manque de savon ou de produits pour le nettoyage des mains est cependant encore présent dans certaines toilettes du rez-de-chaussée.

Mais aux étages supérieurs, le constat change complètement. Les toilettes des premier, deuxième et troisième étages sont nettement plus propres. Certaines dégagent même une odeur agréable ou neutre.

Des distributeurs de savon sont installés dans plusieurs sanitaires. Des affiches expliquant les techniques de lavage des mains sont également visibles près des lavabos. Plusieurs distributeurs de « hand sanitizer » sont placés à des endroits stratégiques, comme les sorties, les portes ou les couloirs.

Ces équipements, largement généralisés durant la pandémie de Covid-19, semblent toujours utilisés dans l’établissement.
Au niveau des entrées principales, les sols apparaissent parfois collants et légèrement sales. Une situation qui peut s’expliquer par l’importante fréquentation quotidienne de l’hôpital.

Les visiteurs interrogés décrivent toutefois des chambres propres et correctement entretenues.

« Plizier fwa mo’nn vinn lopital. Zame mo’nn trouv problem salte », affirme un visiteur habitué des lieux.

Une femme enceinte rencontrée sur place estime également que les règles d’hygiène sont respectées dans les chambres et les salles de bain.


Un constat globalement rassurant

Dans l’ensemble, les constats effectués dans ces quatre établissements de santé montrent une situation plutôt rassurante concernant l’hygiène. Les chambres, les wards ainsi que plusieurs espaces communs restent généralement propres et entretenus.

Les principaux problèmes observés concernent surtout certaines toilettes publiques très fréquentées, les odeurs persistantes dans quelques sanitaires ainsi que l’absence occasionnelle de savon ou de produits sanitaires.

Malgré cela, plusieurs patients et visiteurs interrogés estiment que les conditions se sont améliorées au fil des années. La présence régulière du personnel de nettoyage a aussi été soulignée dans plusieurs établissements.

Dans un contexte où les établissements de santé accueillent quotidiennement des milliers de personnes, notamment des visiteurs, maintenir un niveau d’hygiène constant reste un défi permanent. Mais les constats effectués montrent que, dans plusieurs structures du pays, des efforts visibles continuent d’être faits pour assurer un environnement plus propre et plus sécurisé aux patients comme aux visiteurs.


 

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