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Hôpitaux : manque de places aux unités néonatales des soins intensifs 

Le nombre d’incubateurs dans certaines unités néonatales des soins intensifs sera augmenté.

Le nombre de naissances prématurées est en hausse. C’est ce qu’indiquent les derniers chiffres du Health Statistics Report du ministère de la Santé. Cette tendance n’est toutefois pas sans conséquences. Il arrive régulièrement que la Neonatal Intensive Care Unit (NICU) soit si bondée qu’il n’y ait pas suffisamment de places (ou incubateurs ; NdlR) pour les bébés nécessitant des soins néonataux. 

Pour pallier le problème, le ministère prévoit, en 2020, de revoir à la hausse le nombre de places dont disposent les unités néonatales de soins intensifs. La capacité d’accueil de la NICU de l’hôpital Dr A. G. Jeetoo à Port-Louis passera de quatre à six incubateurs. Celle de la NICU de l’hôpital Victoria à Candos passera de six à 14. Dans le cas des autres établissements hospita-liers, le nombre restera le même. Sont ainsi concernés l’hôpital de Flacq (qui en a quatre déjà), l’hôpital Jawaharlal Nehru (qui en compte cinq) et l’hôpital SSRN (qui en a cinq). 

Que se passe-t-il quand il n’y a pas de places ? Selon un médecin du service public qui a souhaité s’exprimer sous le couvert de l’anonymat, s’il n’y a pas de places à la NICU d’un hôpital, le bébé est transféré vers un autre hôpital. Dans la mesure où il n’y a de place dans aucune des NICU du service de santé publique, le patient est envoyé dans une clinique privée aux frais du ministère. L’inverse est également possible s’il n’y a pas de places dans la NICU d’un établissement de santé privé. Le bébé, qui est né dans la clinique ou le centre hospitalier privé, est transféré à la NICU d’un hôpital public, dépendant de la disponibilité des places. 

Maurice ne serait pas le seul à être confronté à cette situation, fait comprendre un cadre du ministère. « Des centres hospitaliers dans d’autres pays qui proposent ce type de soins spécialisés se retrouvent parfois dans la même situation. Les places sont malheureusement limitées dans ce type de service, car les soins sont onéreux. Les prix peuvent aller jusqu’à Rs 75 000 par jour », explique-t-il. 


Une National Tertiary Intensive Care Unit verra bientôt le jour 

Une National Tertiary Intensive Care Unit est en gestation. Elle verra le jour à l’hôpital Victoria à Candos. C’est ce qu’indique une source du ministère de la Santé. Ce service dédié aux bébés nés prématurément offrira des soins spécialisés, tels que la thérapie à l’oxyde nitrique, qui est un vasodilatateur pulmonaire pour la régulation du tonus musculaire vasculaire. Avec la mise en service de ce type d’équipements annoncé à la mi-2020, l’hôpital Victoria deviendra le premier établissement hospitalier à offrir ce type de service à Maurice.


Le nombre de naissances prématurées en hausse

Le nombre de bébés nés prématurément est en hausse depuis ces quatre dernières années. Pourtant, il avait connu une baisse avant cela, passant de 478 en 2014 à 411 en 2015. Les derniers chiffres indiquent cependant une tendance à la hausse année après année. La tendance est la suivante : 411 naissances prématurées en 2015 ; 487 en 2016 ; 503 en 2017 et 571 en 2018.

 

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