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Hôpitaux : couac au service de réanimation

Hôpitaux

Lancée en avril 2017, l’unité de réanimation installée dans quatre des cinq hôpitaux régionaux peine à décoller. Pour l’heure, le service ne fonctionne que de 9 heures à 16 heures. Une « incohérence », affirment plusieurs membres du service hospitalier.

L’unité de réanimation installée dans les hôpitaux régionaux, à l’exception de celui de Dr A.G. Jeetoo, a pour objectif de prendre en charge les patients en grande détresse vitale. Complémentaire au service d’urgence, elle est dotée d’équipements spécialisés mais aussi d’un personnel formé en réanimation et médecine d’urgence. Le hic : l’unité fonctionne toujours en mode 9 à 16 heures alors qu’il était prévu qu’elle opère 24/7 après quelques mois.

« Nous avons fait une demande auprès du ministère de la Santé afin que le service puisse opérer 24/7. Depuis nous attendons », affirme le Dr Dandathvanee Samoo, le directeur du SAMU. Il reconnaît que le service devrait fonctionner 24/7 d’autant plus que de nombreux cas d’urgence surviennent après 16 heures. Il précise toutefois que le système de triage du service 114 fonctionne bien, ce qui fait que tous les patients sont adéquatement pris en charge.

Mais de nombreux différends ont aussi coincé la machinerie au service de réanimation, parmi lesquels la nécessité d’opérer un tel service alors qu’au niveau du département des urgences de chaque hôpital, les malades sont déjà pris en charge par médecins, infirmiers et spécialistes en cas de besoin.

La seule différence c’est que le service de réanimation dispose d’anesthésistes et d’infirmiers spécialisés en réanimation. « C’est du doublon. Au lieu de créer une nouvelle unité, ils auraient pu faire le même travail au département des urgences », explique un membre du personnel.

Et le fait que le service n’opère que de 9 heures à 16 heures est une « incohérence » car tout patient en détresse vitale qui arrive à l’hôpital est automatiquement conduit au département des urgences. « On a dépensé des millions pour un service qui ne fonctionne pas en permanence. Ce n’est pas normal », fait remarquer ce même membre du personnel.

Diverses sources affirment que le département n’accueille pas de nombreux patients. « Si c’est le service du SAMU qui est allé récupérer un patient, il est déjà stabilisé par le personnel de ce service avant même son arrivée à l’hôpital », explique un autre membre du personnel. Il déplore le fait que certains employés soient toujours en formation.

Autre « incohérence » que soulignent nos interlocuteurs, c’est la couverture de l’île par les ambulances du SAMU aussi appelées Advanced Cardiac Resuscitation Life Support Ambulances. Avec la mise en service de cinq nouveaux véhicules, le 7 septembre, le service compte désormais 10 ambulances, soit deux par hôpital régional. Mais ces dernières ne fonctionnent pas 24/7. « Il n’y a qu’une seule ambulance qui fait du 24/7 et l’autre ne roule que de 9  heures à 16 heures », disent-ils.