Hôpital Dr A. G. Jeetoo : un cadavre laissé dans une salle pendant plusieurs heures

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 23 février 2026 à 14:30
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A.G. JEETOO Hospital
Sharmila dénonce des conditions qu’elle juge « inhumaines » à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo.

Une habitante de Cassis, à Port-Louis, relate une expérience qu’elle qualifie d’« inhumaine » à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Sharmila raconte les événements survenus dans la salle L1, le 18 février, où son petit-fils de 12 ans se remettait d’une opération de l’appendicite.

Le petit-fils de Sharmila, une habitante de Cassis, a été opéré un samedi et il se remettait progressivement de son intervention. Le lendemain, un autre patient, un homme d’une quarantaine d’années souffrant de graves complications et présentant d’importants saignements, a obtenu un lit dans la même salle. Selon Sharmila, l’état de ce patient s’est détérioré et il est décédé le mercredi 18 février, vers 3 heures.

Ce décès a profondément marqué Sharmila et son petit-fils. Car la dépouille serait restée plusieurs heures dans la salle, recouverte d’un drap, avec le rideau tiré autour du lit. Elle évoque la présence de sang au sol et d’odeurs, sous les yeux d’autres patients, dont son petit-fils.

« Mon petit-fils a été profondément choqué. Il ne comprenait pas ce qui se passait », confie-t-elle. Elle aurait multiplié les démarches auprès du personnel afin que la dépouille soit déplacée. Et vers 9 heures le nécessaire aurait été fait.

Sharmila dit comprendre la douleur de la famille endeuillée, qui devait effectuer les démarches nécessaires. Toutefois, elle estime que la situation n’aurait pas dû durer aussi longtemps dans une salle occupée par d’autres patients, notamment des enfants en convalescence.

Elle déplore aussi des conditions qu’elle juge indignes : manque d’hygiène dans la salle où se trouvait son petit-fils, ascenseur hors service et comportement qu’elle estime inapproprié de certains membres du personnel. Il lui aurait été indiqué que la morgue était hors service depuis un certain temps. « Je n’avais pas d’autre choix que l’hôpital public. Mais personne ne devrait être traité dans de telles conditions », affirme-t-elle.

Elle a porté plainte auprès de la direction de l’hôpital.

Contacté à ce sujet dans l’émission « Explik Ou Ka » de Radio Plus, Ashwin Soodhoo, représentant du ministère de la Santé, a indiqué qu’un rapport a été demandé dès réception de la doléance transmise par l’équipe d’« Explik Ou Ka » de Radio Plus. « De manière générale, lorsqu’un patient décède, la famille est contactée immédiatement et des procédures sont enclenchées pour le “hand-over” de la dépouille. Dans ce cas, il semble qu’il y ait eu un retard dans les démarches », explique-t-il.

Il précise que chaque hôpital dispose de sa propre morgue, sans toutefois confirmer, à ce stade, les informations avancées concernant son fonctionnement à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo. Par respect pour la famille du défunt, il n’a pas souhaité commenter davantage les détails à l’antenne.

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