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Homicide involontaire par imprudence : bénéfice du doute à un conducteur après neuf ans

Neuf ans après les faits, la cour intermédiaire a accordé le bénéfice du doute à un conducteur. Ce dernier était poursuivi pour homicide involontaire par imprudence. L’accident de la route est survenu le 4 juin 2009, à Mahébourg, causant la mort d’un homme 62 ans.
Le chauffeur est âgé de 30 ans. Le sexagénaire, lui, était à bicyclette au moment des faits. Cet accident s’était produit, à la Route Royale, Mahébourg. L’accusé avait plaidé non coupable lors de son procès. Il était défendu par Me Zeeshan Haider Rajani. La poursuite était représentée par Me Parmanaden Rengasamy.

faute de preuves

Selon le trentenaire, le 4 juin 2009, il était au volant d’un camion. Il se dirigeait vers Beau-Vallon. Arrivant à un passage clouté, il s’est arrêté afin qu’un piéton puisse l’emprunter. Puis, il a poursuivi sa route. C’est alors qu’il a entendu des cris. Il s’est arrêté. En regardant dans son rétroviseur, il a vu un homme gisant sur l’asphalte. C’est après qu’il a su avoir renversé un homme qui était à bicyclette. Ce dernier, blessé, est décédé à la suite de cet accident. Il a expliqué qu’avant l’impact, il n’a pas vu la victime en regardant dans son rétroviseur. 
Lors de son réquisitoire, la poursuite a soutenu que le trentenaire a été imprudent. Car, il a omis de prendre les mesures adéquates pour éviter l’accident. 
Mais, la défense est d’un avis contraire. Elle a indiqué que son client a été prudent et que la faute revient à la victime qui a été imprudente. 
Un témoin oculaire a déclaré en cour que la victime était à gauche du camion et a maintenu que ce dernier s’est arrêté à un passage clouté. Il a précisé que c’est le caisson du camion qui a frôlé la victime causant ainsi sa chute. Par la suite, la roue arrière du camion a passé sur la victime l’entraînant à quelques mètres de l’impact.
Prenant en considération les faits, la cour soutient qu’il n’y a aucune preuve démontrant que le trentenaire aurait dû voir la victime sur sa route. Elle ajoute qu’il n’y a aussi aucun élément devant la cour pour expliquer l’arrivée des deux véhicules au moment de l’accident. Pour faute de preuves, elle a accordé le bénéfice du doute au trentenaire.