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Hiteshwar Domun, mortellement agressé par son fils de 18 ans - Indira, la mère : «Linn dir mwa : Ma, monn bat papa»

Indira, la mère du suspect, Hiteshwar Domun, la victime et Krishnaveer Domun, le suspect. Indira, la mère du suspect, Hiteshwar Domun, la victime et Krishnaveer Domun, le suspect.

Drame à Lallmatie dans la matinée du samedi 28 septembre. Hiteshwar Domun, 44 ans, est décédé après avoir été agressé par Lucky, un de ses fils. La victime a confié, avant de mourir, qu’il a été agressé par son fils de 18 ans durant une dispute qui a eu lieu dans la soirée du vendredi 27 septembre.

« Souvent, il y a des disputes dans cette maison et les protagonistes sont sous l’influence de l’alcool »

Le suspect a été arrêté et a nié toute implication. Cependant, dans une déclaration au Défi Media Group, la mère de Lucky a indiqué que ce dernier l’a appelée dans la matinée du matin. « Linn dir mwa : Ma, monn bat papa », puis il a éteint son portable. La mère du suspect, qui avait quitté son foyer, lasse d’être agressée constamment par son époux, a aussi déclaré : « Mo pa pe plore akoz linn mor, mo pe plor mo garson ».

Samedi, vers 6 heures, le corps d’Hiteshwar Domun, portant de multiples blessures, a été retrouvé au bord de la route devant son domicile. Il a rendu l’âme en route vers l’hôpital, mais avant de mourir, il a révélé que c’était son fils de 18 ans qui l’avait agressé.

Dans l’après-midi du samedi 28 septembre, la Criminal Investigation Division (CID) de l’Eastern Division a procédé à l’arrestation du suspect. Face aux enquêteurs, le jeune homme de 18 ans a dit ignorer tout au sujet de l’agression. Placé en état d’arrestation, Krishnaveer Domun sera présenté devant la Bail and Remand Court ce dimanche 29 septembre.

Comment un tel drame est-il arrivé ? Est-ce à cause du tempérament violent de la victime ? Krishnaveer et son frère ont choisi d’habiter avec leur père, car ils travaillaient  comme maçon dans la région de Lallmatie. Leur mère a abandonné le foyer familial, car son époux la forçait à mendier auprès des voisins. De plus, il l’agressait régulièrement. Un proche de la famille avance qu’Hiteshwar avait un mauvais caractère : « Pou enn wi pou enn non, li ti pe bat ban zanfan la ek kraz partou dan lakaz. »

Par ailleurs, dans le voisinage, les langues commencent à se délier. Sweety, une voisine, a raconté qu’elle a entendu beaucoup de bruit dans la soirée du vendredi 27 septembre. La voisine a soutenu avoir même menacé le suspect « d’appeler la police si le tapage nocturne ne s’arrêtait pas ». Et d’ajouter : « Souvent, il y a des disputes dans cette maison et les protagonistes sont sous l’influence de l’alcool », soutient-elle.


Indira : « Mo pa pe plore akoz papa la inn mor, mo pe plor mo garson »

Indira Domun, épouse de la victime, explique qu’elle est davantage attristée par le sort qui sera réservé à son fils que par la mort de son époux, de qui elle vivait séparée depuis six ans. Sur les lieux du drame, dans la matinée de samedi, Indira répétait sans cesse : « Si to ti pou vinn kot mwa, pa ti pou ariv sa. Tonn al bat li. »

La pauvre mère, inconsolable, indique que, dans le passé, elle a subi de multiples agressions sous le regard de ses enfants. « Linn res dominn mwa devan mo ban zanfan », explique-t-elle. Ne pouvant plus supporter les agressions de son époux envers elle et ses enfants, elle a décidé d’abandonner le toit conjugal, tandis que ses fils sont restés chez leur père pour des raisons professionnelles.

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