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Histoire incroyable - son fils décédé lui parle en songe : «Kan to pé vini ?»

Shakuntala ne se separait jamais de la photo de son défunt fils. Shakuntala ne se separait jamais de la photo de son défunt fils.

Morte de cause naturelle ou de chagrin ? Shakuntala, une habitante du village d’Albion, est décédée le 15 décembre dernier, à l’âge de 57 ans. Si le rapport post-mortem n’a rien révélé de suspect, il est paru évident pour tous ceux qui l’ont connue qu’elle est morte de chagrin, suite à l’accident de moto ayant coûté la vie à son fils, Bhavish, 20 ans, en juillet dernier.

« Li ti pe deperi, li ti pe boir, li pas aret plore et souvent li ti pé sarie foto so garson avec li », rapportent des résidents du morcellement qui étaient nombreux à assister aux funérailles du jeune homme.

Shakuntala n’a jamais pu se remettre de la tragédie qui s’est déroulée dans la nuit du 6 au 7 juillet. Le corps du jeune homme a été retrouvé aux petites heures, à côté de l’engin dans les parages du phare d’Albion, rapporte Vinod, le compagnon de Shakuntala.Depuis, c’est l’incompréhension chez le couple qui habite une modeste maison au morcellement Belle-Vue Phare à Albion.

Les deux projetaient de changer d’adresse, afin d’offrir de meilleures conditions à la famille. Mais le mauvais sort devait frapper. D’abord, avec l’accident ayant coûté la vie à Bhavish.

Puis ce sera au tour de Shakuntala, qui n’avait pourtant aucun antécédent médical, de connaître une mort subite. Le jour de son décès, elle a été se reposer en pleine journée comme à son habitude dans l’unique pièce de la maison. Mais cette fois, pour ne plus se réveiller. Une fatalité survenue à la suite d’une véritable descente aux enfers qu’a connue Shakuntala.

Son désespoir l’a plongé dans l'alcoolisme, elle qui n’était pourtant pas portée sur la bouteille.

Il est vrai que, de temps en temps, Shakuntala et son compagnon, Vinod, prenaient l’apéro ensemble avant d’aller se coucher. Mais depuis la mort de Bhavish, Shakuntala a cherché tous les moyens de noyer son chagrin. Principalement dans l’alcool.

Elle commençait à boire depuis le matin alors que Vinod est parti travailler. « Dimoune dir mwa qui zot trouv li pe boire rhum dans goulo », nous confie Vinod.

Puis, cette femme brisée a commencé à raconter ses étranges rêves à son compagnon. C’était toujours la même chose : son fils lui apparaissait pour lui poser la même question : « Kan to pe vini ? » En termes clairs, quand est-ce qu’elle viendra le rejoindre dans l’au-delà ?
Dans un premier temps, Vinod a cru avoir affaire à un esprit dérangé. Mais sa compagne lui parlait avec une telle assurance qu’il a fini par se laisser convaincre de sa bonne foi.

Vinod, occupé à faire la cuisine en présence d’une morte à côté

Shakuntala, avait-elle préparé sa mort ? Le jour du drame, elle avait demandé à Vinod de rapporter du foie pour le dîner. En sortant du travail, Vinod est passé directement au supermarché et une fois à la maison, vers 16 h 30, il s’est rendu compte que Shakuntala se reposait encore. Il décide de ne pas la réveiller et de faire la mise en place. D’ailleurs, c’est lui qui prépare les repas depuis que Shakuntala s’est fait plâtrer le bras.

Une heure plus tard, alors que tout est prêt pour la cuisson, Vinod est contraint d’aller réveiller sa compagne. Il n’a jamais su utiliser le bon dosage de sel dans les repas. Il lui fallait toujours compter sur Shakuntala. Lorsqu’il a été la revoir, Shakuntala était dans la même position, c’est-à-dire allongée sur le dos, les paupières closes.

Vinod la bouge. Shakuntala n’a aucune réaction. C’est alors que, pris d’un mauvais pressentiment, Vinod ira alerter la voisine. Cette dernière va accourir. C’est pour se rendre compte que Shakuntala avait déjà poussé le dernier soupir.

C’est ainsi que la police sera alertée et que le SAMU va prendre le corps. L’incinération va avoir lieu le lendemain.

L’autre mauvaise surprise

Vinod, qui a dû répondre aux questions de la police, n’a pas été inquiété. Lorsqu’il a été autorisé à rentrer, il était tard dans la nuit. Le corps de sa compagne avait été transporté à la morgue de l’hôpital Candos.

Mais, cette nuit-là, une autre mauvaise surprise attendait Vinod. Il s’agit de la disparition de toutes leurs économies, soit un montant de Rs 20 000 amassé en cette période de décembre.

Pour ce qui est de la mort de son épouse, Vinod nous dit qu’un mélange alcool-médicaments en serait la cause évidente. Le médecin de l’hôpital avait prescrit à Shakuntala une variété de médicaments composée de cachets, de sérum et d’antibiotiques. Un véritable arsenal qui, mélangé avec l’alcool, constituait un cocktail explosif qui ne pardonne pas.

L’accident fatal de Bhavish : quand le téléphone ne répond plus

Rien ne laissait présager la tournure dramatique qu’allait prendre les événements chez cette famille depuis six mois plus tôt. Tout le monde était revenu d'une fête. Bhavish et son cousin avaient décidé de continuer de s’amuser. Les deux oiseaux de nuit sont partis vers 18 h 30. Shakuntalla et son compagnon sont allés se coucher.

Au beau milieu de la nuit, voilà que le neveu qui s’amène. Le jeune homme est seul et il était à la recherche de Bhavish. Il veut savoir si celui-ci était passé à la maison. Bhavish avait pris sa moto pour aller acheter des cigarettes, a-t-il expliqué. Vu qu’il tardait, il l’a appelé sur son cellulaire. Bhavish a répondu : « Mo pe vini la. » Mais il n’est jamais réapparu et il n’a plus répondu aux appels.

Ce n’est que le lendemain qu’on a compris ce qui s’est produit : le corps de Bhavish gisait dans une mare de sang à côté de la moto.
Shakuntalla a alors vu le monde s’écrouler et plus rien ne pouvait la consoler.

Vinod, lui, éprouvé par ce double drame qui a frappé en six mois - la mort de Bhavish qu’il a élevé comme un fils depuis bébé, soit lorsqu’il s’est mis avec la mère de ce dernier et, par la suite, le décès de Shakuntala.

Vinod tente, actuellement, tant bien que mal, à retrouver ses repères. Grâce à un bon samaritain de la région, il a pu se trouver une nouvelle demeure, celle-là bien plus confortable que la bicoque de mauvais souvenirs.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, voilà que Vinod, qui est une personne très bien équilibrée, nous dit que, chaque soir, il rêve de sa femme qui, chaque fois, l’invite à venir la rejoindre : « Kan to pou vini ? »

Un fait que nous rapportons fidèlement et dont l’explication ne relève pas de notre compétence.

Mais dans le concret, les conditions semblent être réunies pour Vinod pour amorcer un nouveau départ dans la vie. Et cela, grâce au soutien qu’il bénéficie de la part de ses amis.

« Par exemple, si un jeune a le choix de passer le réveillon en famille ou avec ses amis, à faire des choses qu’il aime, le choix est rapidement fait », souligne Rajen Suntoo. 

Le sociologue explique que les gens préfèrent rester dans leurs cocons, dans leurs mondes respectifs et les traditions ne sont plus respectées, car cela ne leur importe plus. Les gens ont le choix de célébrer telle ou telle fête. C’est ce qui explique tous ces changements dans lesquels les traditions deviennent donc secondaires. « C’est ce qui se passe en général, mais après, on n’oublie pas qu’il y a quand même des familles, des individus qui tiennent vraiment à garder les traditions même aux temps modernes ».

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