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Hippisme – Assemblée générale élective du MTC ce vendredi : l’État au centre des débats

Les candidats Denis Doger de Spéville, Rajesh Servansingh, Jean Michel Giraud et Henri Leblanc (de g. à dr.).

Les membres du Mauritius Turf Club (MTC) éliront deux Administrateurs ce vendredi soir, en remplacement de Rajesh Servansingh et Denis Doger de Spéville, tous deux candidats en compagnie de Jean-Michel Giraud et Henri Leblanc. Le binôme Servansingh-Leblanc représente l’équipe du président Kamal Taposeea, et préconise un partenariat avec l’État pour changer le modèle hippique mauricien. De l’autre côté, l’opposition Giraud-De Spéville milite pour que le Club garde ses prérogatives et ne soit pas dicté par les autorités. Les quatre candidats s’expriment à quelques heures du verdict.

Denis Doger de Spéville : «Une démarcation entre l’organisateur et le régulateur»

Quel est pour vous l’enjeu de ces élections ?
Le plus important sera comment évoluera la compagnie et si le MTC détiendra 100 % des actions. Il faudra aussi qu’il y ait un respect mutuel entre la GRA, qui est le régulateur, et le MTC, qui est l’organisateur des courses.

Quelle devrait être la priorité immédiate du MTC ?
Il faut revoir la structure financière. Il n’est pas normal que l’organisateur des courses ne gagne pas suffisamment d’argent, ou bien moins que ceux qui sont passifs. L’État et les organisateurs de paris gagnent leur part en ayant moins de responsabilités. C’est cela le paradoxe.

Que reprochez-vous à l’équipe adverse ?
Je ne ferai jamais un commentaire sur les adversaires. Ce n’est pas mon style.

Pourquoi les membres du Club doivent-ils voter pour vous ?
Ils devront voter pour moi s’ils veulent que le MTC demeure l’organisateur des courses, avec son expérience de plus de 200 ans. Il doit y avoir une démarcation très claire entre le rôle de l’organisateur et celui du régulateur. Pour le moment, il y a trop d’ambiguïté. L’État a définitivement un rôle important à jouer, mais il doit aussi écouter. Nous voulons aussi combattre les paris clandestins, qui sont un cancer pour l’industrie.

Rajesh Servansingh : «Travailler pour que la MTC ait son Tote»

Quel est pour vous l’enjeu de ces élections ?
C’est un choix entre deux équipes. L’adversaire a choisi d’affronter les autorités, tandis que nous, nous prônons le dialogue pour trouver des solutions et faire bouger l’industrie hippique dans la bonne direction.

Quelle devrait être la priorité immédiate du MTC ?
Le MTC devrait trouver un terrain d’entente avec les autorités, et surtout travailler pour avoir son propre Tote ; une chose qui aurait dû se faire depuis belle lurette. C’est le cas pour les organisateurs de courses dans le monde entier, sauf à Maurice.

Que reprochez-vous à l’équipe adverse ?
Je ne vais pas lui reprocher quoi que ce soit. Nous sommes là dans le but d’aider le club, mais nous avons des opinions différentes sur comment s’y prendre.

Pourquoi les membres du Club doivent-ils voter pour vous ?
J’ai toujours eu à cœur l’intérêt du MTC et des courses hippiques. Les membres connaissent mon intégrité et mon honnêteté. Je vais travailler pour trouver un nouveau modèle, car nous ne pouvons continuer à nous contenter d’organiser 40 journées de courses pour couvrir nos dépenses pendant une année. Ce modèle est dépassé. D’où la nécessité d’un Tote du MTC pour les courses hippiques, et, pourquoi pas, pour le
football aussi.

Jean Michel Giraud : «Le Club doit garder ses prérogatives»

Quel est pour vous l’enjeu de ces élections ?
Il faut avant tout que le Club puisse garder ses prérogatives par rapport à l’organisation des courses. Le MTC est aussi privé d’un nombre conséquent d’argent, en raison des paris clandestins. Les élections ont pour but de remédier à cela.

Quelle devrait être la priorité immédiate du MTC ?
Le Club et la GRA doivent travailler ensemble pour combattre le pari clandestin. Comme je l’ai fait ressortir, le Club doit pouvoir garder ses prérogatives, tout comme c’est le cas pour les fédérations internationales

Que reprochez-vous à l’équipe adverse ?
Je pense que le Club ne s’est fait pas fait entendre auprès des autorités. Il y a aussi un manque de communication avec les turfistes et les stakesholders.

Pourquoi les membres du Club doivent-ils voter pour vous ?
J’incarne une vision. Le club perd trop d’argent, qui s’échappe du circuit, surtout avec le pari clandestin. Mon but est de ramener tout cet argent dans nos caisses. Je veux qu’on unisse nos forces pour mieux travailler afin que le Club puisse redorer son blason.

Henri Leblanc : «Nous avons une vision différente»

Quel est pour vous l’enjeu de ces élections ?
Il s’agit avant tout de choisir dans quelle direction nous voulons aller. Le Club contribue à l’économie mauricienne. Nous avons besoin de l’État pour l’avancement des courses. Cela nous permettra, ainsi, de voir l’avenir avec plus de sérénité.

Quelle devrait être la priorité immédiate du MTC ?
Il faut redresser les finances du Club, qui sont dans le rouge. On s’attardera sur les opérateurs de paris et les paris clandestins.

Que reprochez-vous à l’équipe adverse ?
Ce ne sont pas vraiment des reproches. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde. Nous avons une vision différente et nous pensons, pour notre part, que l’État doit être un partenaire de l’industrie hippique.

Pourquoi les membres du Club doivent-ils voter pour vous ?
Nous avons une bonne équipe et nous sommes motivés à agir dans l’intérêt des courses et du Club.

Jean Hugues Olivier / Naushad Ali Dauhoo 

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