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Hausse des prix des carburants : un début de semaine marqué par une Fuel Strike

Ce début de semaine devrait être marqué par une Fuel Strike pour protester contre l’augmentation des prix des carburants. Si au niveau des contestataires, on annonce une démonstration de force, au niveau des autorités, on se dit aussi paré à toute éventualité.

Quel sera le véritable poids de la Fuel Strike à laquelle s’attèle Linion Pep Morisien (LMP) depuis vendredi dernier ? Si ce mouvement de contestation contre l’augmentation des prix des carburants a déjà tenu certaines activités depuis vendredi dernier, leur action sur le terrain devrait s’intensifier cette semaine. «Pendant le week-end, nous avons eu une série de rencontres afin de conscientiser sur l’importance de se joindre à la Fuel Strike. Il y a eu certaines activités depuis vendredi dernier, notamment à Rose-Hill et à Ébène où des automobilistes se sont contentés de rouler à 20 km/h. Notre consigne est donc en train d’être suivie », soutient Bruneau Laurette de LMP.

Ce dernier affirme que les choses devraient passer à une étape supérieure en ce début de semaine. « Nous avons eu des rencontres avec des boulangers, des propriétaires de vans scolaires ainsi que des syndicats des écoles confessionnelles », ajoute Bruneau Laurette.

Face à la presse samedi dernier, le président du Mouvement socialiste militant, Joe Lesjongard, a tenu à dénoncer les personnes qui sont derrière ce mouvement de contestation. « Où cela va nous mener ? Cela va bloquer le pays… Je lance un appel à la population pour qu’elle ne suive pas ces personnes. Ceux qu’ils tentent de faire est déraisonnable », a-t-il tenu à mettre en garde. Selon Bruneau Laurette, cette prise de position de Joe Lesjongard traduit « une certaine crainte du gouvernement ». « Cela veut tout dire », avance-t-il.

La force policière est pour sa part aux aguets. Dans une déclaration au Défi Quotidien, l’inspecteur Shiva Coothen explique que « la police a déjà préparé un plan que nous mettrons à exécution dépendant de l’évolution de la situation ».

« Nous sommes parés à toute éventualité. Je tiens aussi à souligner qu’il y aura à partir de demain des élèves qui prendront part à des examens de la GCE, la police veillera donc au grain », déclare-t-il.

L’interpellation de quatre personnes à Mahébourg samedi dernier témoigne de l’intransigeance des autorités face aux mouvements de contestation. Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger qui avait fait le déplacement au poste de police de Grand-Bois en soutien à Tony Apollon qui était parmi les personnes interpellées, a dénoncé avec force les agissements de la police. « On essaie tout simplement d’intimider les gens, mais il ne faut pas avoir peur », a-t-il soutenu.

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