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Hausse de prix pour les entreprises - Huiles alimentaires : les réponses à vos questions

Les huiles restent aux mêmes prix pour les consommateurs.

Avis aux consommateurs : il n’y a aucune raison de paniquer. Les prix des huiles alimentaires, notamment celles de soja et de tournesol, n’augmentent pas dans les commerces. Si les distributeurs ont bien revu leurs prix à la hausse, seules les entreprises sont concernées.

Les consommateurs doivent-ils craindre une hausse des prix des huiles alimentaires ? 

Les huiles de soja et de tournesol des marques Moroil, Rani et Lesieur, entre autres, font partie des produits subventionnés par l’État. Les consommateurs sont protégés contre une majoration de leur prix par la réglementation actuellement en vigueur, mise en place dans le cadre de l’article 35 de la Consumer Protection (Price and Supplies Control) Act. Le prix au détail des produits subventionnés est fixé par le ministère du Commerce et aucune augmentation n’est possible sans son aval. Des contrôles sont d’ailleurs effectués chez les commerçants.

Quelles sont les conséquences pour les commerçants ? 

Les prix des huiles au détail étant fixés par le gouvernement, les revendeurs ne peuvent pas les modifier. Comme ils paient plus cher ces produits aux fournisseurs, leur marge de profit est réduite. Par exemple, depuis que Moroil a augmenté ses prix le 9 mai, un commerçant ne réalise plus qu’un bénéfice de Re 1,60 sur un litre d’huile de la marque Rani. Cette situation amène certains commerces à réduire leur volume d’achat. Pour Masters Express, la diminution est de 50 %, selon Uttam Sumaroo, le secrétaire général de la chaîne de supermarchés. « Nous n’avions pas d’autre choix », soutient-il. Toutefois, dans d’autres grandes surfaces, le volume acheté est maintenu. « L’huile est un produit de base et c’est notre responsabilité d’assurer l’approvisionnement adéquate », affirme-t-on du côté d’Intermart. 

Quel impact pour les restaurateurs ? 

« Moroil nous a informés ce lundi par courrier d’une hausse des prix. Elle devrait être d’environ 25 % », indique Anupam Jain, directeur du restaurant Little India. « Depuis deux ans, nos coûts de production ne cessent d’augmenter. L’huile est une denrée incontournable en cuisine. Une hausse de son prix va certainement affecter nos activités », déplore-t-il. Le restaurateur explique qu’il ne peut pas revoir les prix de sa carte maintenant car il l’a déjà fait le mois dernier. « Mais si la situation empire, nous serons obligés d’appliquer une nouvelle augmentation », dit-il.  

Deepak Doolooa, directeur du restaurant Kesar, avance qu’il faudra compter jusqu’à Rs 20 de plus pour un litre d’huile. « Nous sommes en train de calculer l’impact sur les coûts. Si le besoin se fait sentir, nous allons réajuster nos prix à la carte », déclare-t-il. 

Qui est concerné par la hausse des prix des huiles alimentaires ? 

Si rien ne change pour les consommateurs, ce n’est pas le cas pour les entreprises qui achètent de l’huile directement aux fournisseurs. Les commerces (boutiques, supermarchés, grandes surfaces) et les restaurateurs sont donc concernés par une révision des prix des huiles alimentaires appliquée par les distributeurs.

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