Xplik ou K

Harcèlement à l’école : il réclame le transfert de sa fille victime de bullying

mitd

Quatre mois depuis que sa fille est victime de bullying à l’école. C’est ce qu’affirme Ricardo, 38 ans, qui réclame le transfert urgent de son enfant qui est en Grade 8. Selon l’habitant de Beaux-Songes, le ministère de l’Éducation refuse d’accéder à sa demande car l’exercice de transfert est clos.

Ricardo raconte qu’il a dû emmener sa fille à l’hôpital Victoria de Candos, le 6 juin dernier, car elle avait reçu des coups de la part d’une camarade de classe. Le lendemain, le père a porté plainte au poste de police de Quatre-Bornes.

Il soutient que le ministère l’a informé, dans une lettre en date du 30 mars 2018, que sa précédente demande pour le transfert de sa fille avait été rejetée. « L’exercice de transfert est clos pour toutes les classes », lui aurait-on dit dans la correspondance. Le ministère aurait conseillé à Ricardo d’attendre le prochain exercice qui aura lieu en fin d’année. Et que des annonces seraient « communiquées à la presse en temps et lieu ».

« Trois psychologues ont examiné ma fille. La première a recommandé son transfert. La deuxième, de la Child Development Unit, a conseillé de la garder au collège pour ne pas perturber son environnement de travail. La troisième, assistante psychologue au ministère de l’Éducation, n’a recommandé aucune mesure », déplore Ricardo.

La situation, dit-il, est très difficile pour sa fille et la famille. « Autrefois, elle était debout dès 6 h 30 pour aller à l’école. Aujourd’hui c’est le désintérêt total. Tout cela affecte son moral, ainsi que sa santé mentale et physique. Ce stress permanent a provoqué un déséquilibre hormonal. Elle souffre de saignements permanents, ce qui provoque de la fatigue et des vertiges », argue le père.

Sollicité pour un commentaire, le recteur du collège dit avoir soulevé ce problème avec le ministère : « Il revient aux autorités de trancher dans cette affaire. » La rédaction d’Xplik ou K a relayé la requête de Ricardo au ministère de l’Éducation. Elle a aussi contacté Rita Venkatasawmy, l’Ombudsperson for Children. Cette dernière souhaite plus de détails avant de se prononcer sur ce cas.