Guerre au Moyen-Orient : un navire turc traverse le détroit d’Ormuz avec l’autorisation de l’Iran
Par
Defimedia.info
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Le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu, a déclaré qu’un navire appartenant à des Turcs a traversé le détroit d’Ormuz après avoir obtenu l’autorisation de l’Iran.
Selon des médias locaux, le ministre a indiqué que ce navire fait partie des 15 bâtiments appartenant à des intérêts turcs qui attendaient près de l’Iran et au sujet desquels Ankara était en contact avec Téhéran.
« Quinze navires [appartenant à des Turcs] se trouvaient sur place ; nous avons obtenu l’autorisation des autorités iraniennes pour l’un d’entre eux, qui avait utilisé un port iranien, et il a pu passer », a déclaré Abdulkadir Uraloglu, cité par le site d’information Haberturk.
En représailles aux attaques américano-israéliennes, le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a menacé d’attaquer tout navire traversant le détroit stratégique d’Ormuz, ce qui revient de facto à bloquer ce passage crucial pour les expéditions mondiales de pétrole.
Les actions de Téhéran montrent que la sécurité du Golfe dépend de la sécurité de l’Iran
Il existe des routes alternatives pour le transport du pétrole autres que le détroit d’Ormuz, dont la navigation est désormais largement entravée par l’Iran.
Des oléoducs terrestres existent notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et en Irak. Toutefois, même s’ils peuvent servir d’alternative, ces pipelines ne permettent pas d’acheminer même la moitié du volume de pétrole qui transite habituellement chaque jour par le détroit d’Ormuz.
Oman est également apparu comme une voie de contournement possible, mais le pays a été la cible de bombardements.
Ainsi, l’Iran ne se contente pas d’étrangler le passage par le détroit d’Ormuz ; il veut aussi faire comprendre que si l’Iran est attaqué, l’ensemble de la région en ressentira les conséquences.
« Si vous voulez garantir la sécurité de vos marchandises, de vos services, de votre économie et de votre territoire, cela doit aller de pair avec la sécurité de l’Iran. » C’est le message que Téhéran cherche à faire passer.
Source : Al Jazeera