Guerre au Moyen-Orient : les Mauriciens se ruent sur l’huile, le riz et les conserves

Par Christina Vilbrin
Publié le: 7 mars 2026 à 17:00
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Depuis samedi dernier, les ventes ont bondi de 30 % sur l’huile et le riz.
Depuis samedi dernier, les ventes ont bondi de 30 % sur l’huile et le riz.

La guerre au Moyen-Orient déclenche une ruée sur les produits essentiels à Maurice. Ces derniers jours, riz, huile et conserves ont vu leurs ventes grimper. De leur côté, les importateurs redoutent déjà l’impact du fret maritime sur les prix.

Depuis le week-end dernier, plusieurs enseignes constatent une hausse des ventes, notamment pour les produits essentiels. Vicky Hanoomanjee, CEO de SaveMax confirme une augmentation des achats d’environ 25 %, principalement sur le riz, l’huile et les conserves. Même constat chez Dream Price. Nooreza Fawzee, la directrice financière de l’enseigne, observe également un mouvement de « panic buying ». 

Depuis samedi dernier, les ventes ont bondi de 30 % sur l’huile et le riz. Du côté de Simla Way, la situation semble toutefois s’être stabilisée. Son General Manager, Raakesh Bhageerutty, explique que le phénomène de panic buying a été surtout visible ces derniers jours, avant un retour progressif à la normale ce vendredi 6 mars. « La guerre a créé une inquiétude chez les consommateurs et il y a eu une forte demande pour l’huile et les conserves », indique-t-il.

Toutefois, l’inquiétude demeure pour les prochaines livraisons. « Pour l’instant, nous avons du stock et les commandes ont déjà été passées. Les bateaux viendront, mais avec du retard. Il faudra surveiller la situation, car les prix vont grimper avec la hausse du fret et le risque de pénurie n’est également pas à écarter », dit Nooreza Fawzee. 

Situation sous contrôle 

Outre la hausse du fret maritime, les importateurs font face à d’autres défis. « Un bon nombre de conteneurs sont bloqués à Dubaï, qui est un important hub logistique. Beaucoup de bateaux déchargent là-bas, mais ils ne peuvent pas le faire actuellement. Ce qui perturbe la rotation des navires », explique Vicky Hanoomanjee.  

Cette situation pourrait avoir des répercussions directes sur les prix. « Plusieurs fournisseurs vont augmenter leurs tarifs, tandis que d’autres vont retenir leurs stocks face à une demande plus forte que prévu. D’autre part, l’appréciation du dollar pourrait affecter davantage le coût des produits importés », fait observer Vicky Hanoomanjee. 

De son côté, Jayen Veerapen, directeur de J. M .Veerapen, se veut rassurant. « La situation est sous contrôle. Il n’y a aucun risque immédiat de pénurie, les marchandises continuant d’arriver normalement au port. De même plusieurs commandes sont déjà en mer ou programmées », indique Jayen Veerapen. Toutefois, la visibilité reste limitée jusqu’au mois d’avril. « Pour l’instant, nous avons une idée claire jusqu’à cette période. Des cargaisons sont notamment attendues en avril, tandis que d’autres devraient arriver en juin, juillet et août. Après, la situation dépendra de l’évolution du transport maritime et des coûts logistiques. »

Pour les opérateurs, le principal sujet d’inquiétude reste la hausse du fret maritime, qui commence déjà à se faire sentir.

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