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Gudhi Padwa : la communauté marathie commémore l’origine de l’univers

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 19 mars 2026 à 10:22
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Le gudhi est placé à l’entrée de la maison. Shantaram Rajjoo, Chief Priest de la Mauritius Marathi Mandali Federation.
Le gudhi est placé à l’entrée de la maison. Shantaram Rajjoo, Chief Priest de la Mauritius Marathi Mandali Federation.

Ce jeudi 19 mars, les Mauriciens de foi marathie célèbrent le Gudhi Padwa. Selon Shantaram Rajjoo, Chief Priest de la Mauritius Marathi Mandali Federation, cet événement se tient le premier jour du premier mois du calendrier lunaire.
« Gudhi Padwa marque la création de l’univers par le dieu Brahma. Cette année, c’est l’année du Parabhav Naam Sanvatsar », explique Shantaram Rajjoo.

Cette célébration est symbolisée par la confection du Gudhi ou Brahma Dhwaj, un étendard sacré placé à l’entrée de chaque demeure pour représenter la divinité. Le prêtre détaille les étapes de sa fabrication :

« Nous fabriquons le gudhi avec une tige de bambou. L’extrémité de cette tige est recouverte d’un tissu neuf, d’une guirlande de fleurs, de feuilles de neem et de mangue, puis un ‘lota’, récipient d’eau en cuivre, est inversé au sommet. Les fidèles lui adressent des prières pour obtenir bonheur et prospérité pour l’année à venir. Le gudhi doit impérativement être retiré avant le coucher du soleil », précise-t-il.

Dès l’aube, les rituels débutent par un bain purificateur. Une fois le gudhi installé, les membres de la communauté se consacrent à la prière et aux offrandes. Ces gestes de dévotion sont tournés vers le dieu Brahma, invoquant sa protection pour apporter joie, santé et prospérité non seulement au foyer, mais au monde entier.

La dimension symbolique de la fête se retrouve également dans la dégustation du Karu Nimbachi chutney, préparé en petites portions.

« C’est un mélange de cinq ingrédients, comprenant notamment les feuilles de neem pour l’amer, le sel, le sucre pour le doux, le piment pour le fort et le tamarin pour l’aigre. Cela symbolise les diverses étapes de la vie, avec ses joies et ses peines », souligne Shantaram Rajjoo.

Pour clore cette journée de ferveur, les familles partagent un menu traditionnel strictement végétarien.

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