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Grève de la faim : 22 jours après, le soutien envers Nishal Joyram ne faiblit pas 

Son état de santé se détériore, mais Nishal Joyram est déterminé à poursuivre sa grève de la faim qui dure depuis 22 jours. Le cercle de soutien qui l’entoure ne cesse de s’élargir. Il avait demandé à la population de ne pas se rendre au travail pour aller le soutenir lundi. Ils ont été nombreux à répondre présent.

Difficile de compter le nombre de personnes qui se sont déplacées encore une fois, le lundi 5 décembre 2022, pour soutenir Nishal Joyram. Il en était au 21e jour de la grève de la faim qu’il a entamée dans l’espoir que les prix des carburants soient revus à la baisse. 

À ses côtés en ce lundi, des habitués, sans oublier le Dr Gujadhur qui a donné des consignes strictes pour éviter de fatiguer le principal concerné davantage. Il est recommandé de ne pas lui parler afin qu’il n’ait pas à faire des efforts pour répondre. Le gréviste s’affaiblit un peu plus chaque jour. 

Sa sœur est aussi présente en ce lundi. Elle a été aperçue à ses côtés de nombreuses fois. C’est toujours dans un geste fraternel qu’elle vient prendre soin de lui. Ivor Tan Yan, Jayen Chellum, Ivan Bibi, Rama Valayden et d’autres activistes sont également présents. Ils courent dans tous les sens, mais ils gardent un œil protecteur sur Nishal Joyram. 

Des enfants, accompagnés de leurs parents, ont aussi fait le déplacement. Ils s’interrogent sur « sa misie ki pe dormi anba latant la ». Leurs parents leur expliquent que cet homme mène un combat d’envergure nationale. 

Certains parmi les personnes qui se sont déplacées pour le soutenir le considèrent d’ailleurs comme un héros. C’est le cas de la famille Sheik Mohamed, qui est venue témoigner son soutien envers le gréviste pour la première fois. 

« Nou pe get bann video. Toulezour nou dir nou bizin vini akoz seki li pe fer la, li pe fer sa pou nou ousi », confie l’un des membres. Ils sont heureux d’avoir aperçu le gréviste, même si c’est de loin. 

Un groupe de femmes présentes depuis 11 heures expriment, pour leur part, le souhait de ne pas être filmées ni photographiées. « Nous sommes là pour lui exprimer notre soutien, sans plus », indique l’une d’elles. Elles font cependant attention aux personnes qui se trouvent aux alentours, leur demandant de ne pas parler trop fort pour ne pas déranger le gréviste. Protectrices jusqu’au bout, elles agissent comme des boucliers. 

Si Nishal Joyram ne peut plus recevoir toutes les personnes qui vont le voir, il sait qu’il peut compter sur leur soutien inébranlable. Même s’il aurait voulu que le gouvernement réagisse enfin à sa demande, cela lui apporte du baume au cœur de savoir qu’il n’est pas seul dans ce combat. 

Maxgeance : «C’est important d’être là» 

Maxgeance
Maxgeance et Gaetan, qui sont amis, vont soutenir Nishal Joyram pratiquement tous les jours. 

Maxgeance et Gaetan, deux amis de longue date, vont presque tous les jours soutenir Nishal Joyram. « Nous nous relayons, mon fils Olivier et moi. C’est important d’être là. Quand nous voyons le nombre d’automobilistes qu’il y a dans ce pays et combien de personnes pourraient bénéficier de cette baisse de prix, je suis déçu de ne pas les voir aux côtés du gréviste », indique Maxgeance. 


De Roche-Bois ou de Surinam, la distance ne compte pas 

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Maurice et Roshan ne sont pas allés travailler lundi pour répondre à l’appel de Nishal Joyram. 

Si Maurice, qui habite Roche-Bois, va régulièrement avec sa famille ou seul soutenir le gréviste, il ne s’est pas rendu au travail lundi pour répondre à l’appel de Nishal Joyram. Roshan Teeluck, qui est maçon, en a fait de même. Cet habitant de Surinam dit avoir côtoyé le gréviste et sa famille quand ces derniers habitaient son village. Il voudrait qu’il sache qu’il est très fier de lui.


Jocelyne Minerve : « Un cercle de silence pour unir nos énergies positives » 

jocelyneLundi, vers 15 heures, les personnes qui se sont déplacées pour soutenir Nishal Joyram ont formé un grand cercle autour de sa tente. Pas de grands discours. Rien que le simple fait de se tenir par la main pour centrer sa force et son énergie sur l’action que mène le gréviste. 

« Nous créons un cercle de silence pour unir nos énergies positives. Notre amour, notre espoir, notre espérance et notre lumière, nous les avons transmis à Nishal. Que cette lumière jaillisse aussi jusqu’aux autorités. Ce sont des forces positives de lumière que nous avons voulu transmettre. Nous y croirons jusqu’au bout », a déclaré Jocelyne Minerve, qui était présente.


En vacances à Maurice, elles veulent exprimer leur solidarité 

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Claudine et Jacqueline, des Mauriciennes vivant à l’étranger, ne pouvaient pas rester insensibles à l’appel du gréviste. 

Claudine et Jacqueline, des Mauriciennes qui vivent à l’étranger, constatent qu’elles ont eu raison de faire le déplacement. « Nous sommes Mauriciens avant tout. Quand notre peuple souffre, nous devons exprimer notre solidarité », confient-elles. Elles remercient le gréviste pour son action humanitaire. 

 

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