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Gouvernance : la direction du MACOSS dément toute crise structurelle

Par Sharone Samy
Publié le: 19 mars 2026 à 13:30
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Suraj Ray (au c.), président du MACOSS, a répondu vivement à ses détracteurs :  « Je ne suis pas un dictateur ».
Suraj Ray (au c.), président du MACOSS, a répondu vivement à ses détracteurs : « Je ne suis pas un dictateur ».

Après les remous suscités ces derniers jours, le Mauritius Council of Social Service (MACOSS) a tenu une conférence de presse le mercredi 18 mars afin de réaffirmer ses priorités et son rôle au sein de la société civile. L’organisation a notamment mis l’accent sur la stabilité institutionnelle, la transparence et le renforcement de son action sur le terrain.

Le MACOSS est revenu sur la tenue de sa récente Assemblée générale annuelle, qu’il indique s’être déroulée 
« dans l’ordre, la sérénité et la transparence », conformément à ses règles statutaires. Cette rencontre a permis de dresser le bilan des activités, de renouveler les instances dirigeantes et d’échanger avec les organisations membres sur les orientations futures.

La reconduction du président Suraj Ray est présentée comme un signal de confiance des membres envers la direction actuelle. Celui-ci insiste sur la nécessité de privilégier la continuité, tout en apportant une nouvelle dynamique. « La société civile demeure au centre de nos préoccupations. Il faut avoir une vision bien établie si nous voulons que les ONG puissent faire face aux nombreux problèmes au sein de notre société, comme la pauvreté, le vieillissement de la population ou encore d’autres enjeux qui nécessitent une attention particulière », affirme-t-il.

Dans la foulée, Suraj Ray a tenu à répondre aux critiques visant la gouvernance de l’organisation. « Certaines personnes disent que je suis un dictateur et que j’ai mis 400 organisations à la porte. C’est complètement faux. Il y a des comités, des sous-comités et c’est l’Assemblée générale qui a le dernier mot », insiste-t-il, mettant en avant une approche fondée sur la transparence et les procédures démocratiques.

Réagissant aux allégations évoquant une crise de gouvernance, le MACOSS rappelle que ses décisions reposent sur des règles statutaires claires. Tout en reconnaissant l’existence de débats internes, l’organisation affirme qu’il n’existe ni tension majeure ni contestation structurelle.

Sur le plan stratégique, le MACOSS met en avant ses priorités pour la période 2026-2028. Celles-ci incluent le renforcement des capacités des ONG, la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur associatif et le développement de programmes sociaux ciblés, notamment dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, de l’inclusion sociale et de l’égalité de genre. Une attention particulière sera également portée à la population vieillissante ainsi qu’à l’engagement des jeunes dans le volontariat.

Mécanismes limitatifs

Dans cette optique, plusieurs sous-comités sectoriels ont été mis en place, couvrant notamment les finances, les infrastructures, l’éducation, le genre et le vieillissement de la population, afin de structurer davantage les interventions du Conseil.

Le MACOSS souligne toutefois les contraintes liées au financement des ONG, évoquant des mécanismes jugés limitatifs, notamment au niveau de la National Social Inclusion Foundation (NSIF). L’organisation appelle à une révision des modalités afin de mieux répondre aux réalités du terrain.

Parmi les projets en cours, l’achèvement du Regional Learning Centre à Moka figure comme une priorité. Ce centre est appelé à devenir un espace clé pour la formation et le renforcement des capacités des organisations de la société civile. Le MACOSS souhaite qu’un appui budgétaire soit envisagé pour finaliser ce projet.

L’organisation réaffirme également sa volonté de maintenir un dialogue constructif avec les autorités publiques, tout en préservant son indépendance. Dans un contexte marqué par des défis sociaux et économiques persistants, elle insiste sur la nécessité de préserver la stabilité et la cohésion sociale. Enfin, le MACOSS rappelle son engagement à accompagner les ONG et à porter la voix de la société civile, dans un esprit de collaboration, de transparence et de responsabilité collective.
 

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