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Gourvashi Damry : une ‘junk art artist’ qui redonne vie aux déchets

Gourvashi Damry a toujours eu un penchant pour l’art.

Du 13 au 18 mai, le LUX* Belle Mare a présenté The LUX* Collective Learning Week, au cours de laquelle différents artistes ont utilisé le recyclage comme source de créativité. Au cœur de l’hôtel : le Junk Arts Studio qui met en valeur la créativité durable. À sa tête : Gourvashi Damry, 25 ans et ‘junk art artist’. Rencontre.

Elle a pris ce poste il y a un peu plus d’un an pour relever le défi qui s’est présenté à elle. Elle a à faire vivre le Junk Arts Studio où créativité et savoir-faire se côtoient. L’habitante de Goodlands confie avoir eu un penchant pour l’art, depuis son adolescence. Étudiante au Friendship College, elle avait opté pour les arts. À l’époque déjà, elle faisait des tableaux et des fresques murales. Comme membre du Youth Centre de Goodlands, Gourvashi a participé à son premier concours de fresque mural. « Nous avions peint sur un mur de Gymkhana à Phoenix sur le thème de La Jeunesse et le développement. » Ce concours leur a valu le troisième prix.

Après le collège, elle optera pour un cours en Sustainable Product Design à l’Université de Maurice. Elle découvrira alors les dessous du design durable à travers le recyclage. Ses matériaux de prédilection sont le métal, les canettes, le bois et les bouteilles en verre. « J’ai fabriqué des maisons de poupée et des meubles avec du bois récupéré.» Gourvashi présentera ses créations à un marché de Noël. « Je privilégie des créations peu coûteuses et j’investis surtout dans les outils. » Durant sa dernière année d’études, elle travaillera comme « product developper » pour une usine.

Gourvashi est ensuite recrutée comme Junk Artist au LUX* Belle Mare. « C’était tout ce que j’aimais faire. En un an, j’ai beaucoup appris avec ce job.» Le concept était de recycler les déchets de l’hôtel et les redonner une deuxième vie. « J’ai commencé avec des recherches dans les différents départements. J’ai pu récupérer des tissus, des bouteilles en verre, du café, des sacs en jute, de vieux CD et des tubes de balles de tennis. Avec les tissus et les sacs en jute, je fabrique des pochettes et des sacs fourre-tout, et avec le carton j’en fais  des maisonnettes et des sculptures en trois dimensions. » Gourvashi s’attèle aussi à créer de petites œuvres d’art, qu’elle expose dans le Junk Arts Studio. Elle accueille les touristes pour des ateliers DIY chaque semaine dans son studio. «Jeunes et moins jeunes s’y intéressent et j’adapte les ateliers selon les tranches d’âge.»

La toute dernière activité du LUX* Belle Mare est liée au développement durable où artistes professionnels et amateurs étaient invités à partager et à échanger leurs expériences, pour résoudre de manière créative le problème des déchets en les utilisant pour créer des œuvres d’art. C’était il y a une semaine lors de la LUX* Collective Learning Week. « La philosophie en matière de développement durable prend en compte trois aspects principaux: la société, l’environnement et l’économie. Il est essentiel de maintenir l’équilibre écologique entre le développement et le style de vie pour éviter de surexploiter nos ressources naturelles.» soutient-elle

 

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