Les risques de dérives liés à l’introduction du « Golden Visa », notamment la possibilité pour certains investisseurs de dissimuler des fonds à Maurice, ont été soulevés au Parlement par la députée Joanna Bérenger. En réponse, le Premier ministre a assuré que le dispositif sera encadré par des mécanismes de contrôle stricts et renforcés, tout en détaillant les garde-fous envisagés.
Le chef du gouvernement a annoncé une digitalisation complète des procédures liées aux passeports et aux entrées sur le territoire. « Cela permettra une vérification rapide et efficace des profils », a-t-il indiqué, précisant que ces outils doivent renforcer la traçabilité des demandeurs et limiter les risques d’abus.
Il a également fait mention de la National Crime Agency, qui intégrera une unité dédiée à la surveillance du programme. « Il ne s’agit pas d’ouvrir la porte sans contrôle, mais d’attirer des investissements dans un cadre rigoureux », a-t-il insisté, évoquant la nécessité de prévenir toute tentative d’infiltration de capitaux d’origine suspecte.
Sur le plan économique, le Premier ministre a souligné que l’efficacité du Golden Visa sera évaluée sur la base d’indicateurs précis. « Nous jugerons ce programme sur la qualité des investissements et leur contribution réelle à l’économie », a-t-il déclaré. Les montages financiers utilisés pour contourner le dispositif seront surveillés de près.
Concernant le volet immobilier, il a précisé que les bénéficiaires seront limités à l’acquisition d’une seule résidence, dans le cadre des régimes existants supervisés par l’Economic Development Board. « L’objectif est de trouver un équilibre entre attractivité économique et protection des intérêts nationaux », a-t-il affirmé.





