Global Retirement Report 2025 : le pays classé deuxième destination mondiale pour la retraite internationale
Par
Patrick Hilbert
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Patrick Hilbert
Maurice se hisse au deuxième rang mondial des destinations les plus attractives pour la retraite internationale dans le Global Retirement Report 2025, une étude de référence publiée par Global Citizen Solutions. Avec un score global de 89,24 points, l’île se place juste derrière le Portugal (92,61) et devant l’Espagne (88,52), confirmant son positionnement stratégique dans un contexte de mobilité internationale accrue des retraités.
Dans son avant-propos, le rapport rappelle que « l’espérance de vie a augmenté de manière spectaculaire à travers le monde au cours des dernières décennies », soulignant qu’« un bébé né en 2021 peut espérer vivre, en moyenne, plus de 25 ans de plus qu’un bébé né en 1950 ». Cette évolution s’accompagne d’un changement profond des pratiques migratoires : « à une époque de mobilité sans précédent, la retraite n’est plus définie par les frontières nationales ; elle est devenue un parcours international ».
Le Global Retirement Report 2025 analyse 44 programmes de visas de retraite ou de revenus passifs dans 44 pays, à partir de « 20 indicateurs ciblés regroupés en six sous-indices thématiques : Procédure, Citoyenneté et mobilité, Économie, Fiscalité, Qualité de vie, Sécurité et intégration ». L’objectif est de proposer « une évaluation multidimensionnelle et objective des destinations les plus pertinentes pour les retraités ».
Maurice figure parmi les cinq pays en tête du classement, aux côtés du Portugal, de l’Espagne, de l’Uruguay et de l’Autriche. Le rapport précise que « ces pays excellent dans l’ensemble de nos six sous-indices et établissent la référence mondiale en matière de migration internationale de retraite ». Pour Maurice, les performances sont particulièrement marquées sur le plan de la fiscalité et de l’intégration. L’île se classe cinquième pour l’optimisation fiscale, avec un score de 99,7, et cinquième également pour la sécurité et l’intégration (91,24).
Le document met en avant les caractéristiques structurelles du dispositif mauricien. Le pays propose un « Residence Permit for Retired Non-Citizens », avec une exigence de revenu mensuel fixée à 1 500 dollars, un délai de traitement de trois mois pour la paperasse, et la possibilité d’inclure « le conjoint ou partenaire légal, ainsi que les enfants à charge ». Sur le plan fiscal, Maurice applique « un système d’imposition territoriale (aucune taxe sur les revenus de source étrangère) » et ne prélève « ni impôt sur la fortune ni droits de succession ». Un accès à la citoyenneté est prévu après six ans, la double nationalité étant autorisée.