Economie

Global Business : fraude alléguée de Rs 52 milliards sur des projets immobiliers en Inde

Inde

Deux fonds de couverture de haut profil accusent un des plus gros promoteurs immobiliers indiens d’avoir fraudé environ $ 1,5 milliard (Rs 52 milliards) aux dépens d’investisseurs étrangers.

L’agent immobilier, le groupe IREO, compte plusieurs entités de Global Business gérées à Maurice par la Management Company Safyr Utilis. Le CEO, Reshan Rambocus, dément catégoriquement ces allégations. Se présentant comme les deux principaux investisseurs dans les projets d’IREO, Axon Capital de Dinakar Singh et Children’s Investment Fund Foundation de Christopher Hohn, ont écrit au Premier ministre Pravind Jugnauth et au président de la Financial Services Commission Renganaden Padayachy pour exprimer leurs griefs.

Ils expliquent que les fonds d’investissements d’IREO cumulent $ 1,6 milliard (Rs 56 milliards), levés auprès de centaines d’investisseurs internationaux. Selon eux, il y a eu de sérieux cas d’allégations où le gestionnaire du fonds aurait commis des fraudes portant sur $ 1,5 milliard. «Un ancien haut cadre du groupe a rapporté des preuves substantielles aux investisseurs d’irrégularités et de fraudes, qui ont été corroborées à travers une analyse de cabinets d’experts-comptables à New York, Londres, Singapour et l’Inde», soulignent-ils.

Ce lanceur d’alerte, l’ancien Chief Executive indien d’IREO Fund,  Ramesh Sanka, a fait une présentation aux investisseurs avec des documents et registres. Dès 2016, les deux fonds de couverture ont intenté une action en justice à Maurice sitôt qu’ils ont repéré «des signaux d’alarme». Ramesh Sanka a porté des accusations contre Lalit Goyal, qui aurait créé des sociétés-écrans pour transférer les fonds.


Dinakar Singh signe et persiste

Dans un communiqué émis à la presse jeudi mais daté du 28 août, Dinakar Singh, CEO d’Axon Capital, assure qu’il y a eu “tant d’inaction des autorités concernées… c’est un sujet tout à fait sérieux avec plein de politiques et d’influences.  Il affirme que l’affaire sera entendue le 9 septembre devant la Cour suprême de la capitale indienne. «  Rien ne semble se passer à Maurice”, dit-il.