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Gino Alfred : «Il faut changer la loi de l’OIDC»

Gino Alfred

Les représentants des Agaléens estiment qu’il faut revoir les structures prévues pour la gestion de leur île. Ils plaident pour une plus grande inclusion des natifs dans le processus décisionnel.Après la polémique entourant Arnaud Poullé à Agaléga, trois représentants de l’île étaient sur le plateau de Radio Plus, jeudi après-midi, pour raconter les tribulations de ces habitants. Florence Alexandre recevait Laval Soopramanien et Yéline Poullé de l’Association des amis d’Agaléga, et Gino Alfred, de l’Agaléga Island Council. Parmi les principaux souhaits exprimés, on retrouve celui qui veut que l’Outer Island Development Corporation (OIDC) n’a plus le monopole des décisions par rapport à l’île.

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La ministre des Collectivités locales, Fazila Daureeawoo, est également intervenue au téléphone. Elle a notamment révélé qu’un spécialiste serait placé en permanence à Agaléga en attendant la construction d’un hôpital. C’est le président de l’Agaléga Island Council, Gino Alfred, qui a  évoqué l’OIDC : « Est-il normal qu’en 2018 une partie du territoire est administrée par une corporation ? Le système est mauvais. Pour permettre à Agaléga de prendre son envol, il faut changer la loi de l’OIDC qui date de 1982 ».

L’intervenant regrette notamment qu’aucun Agaléen ne siège au conseil qui prend des décisions touchant l’île. « Le président doit être élu et issu du peuple agaléen », a-t-il martelé avant de faire comprendre qu’  « une telle instance ne peut siéger à Maurice. » Il propose notamment qu’il y ait au conseil des représentants élus de chacun des trois villages d’Agaléga.

Laval Soopramanien a avancé que de tels changements prendraient du temps à se concrétiser et qu’on pourrait trouver en attendant des solutions pouvant facilement être trouvées. « Comment se fait-il que les îles Chagos, auxquelles on n’a pas accès, possèdent son propre Chagossian Welfare Fund où siègent cinq ou six chagossiens ?»,  s’est-il demandé. On pourrait, selon lui, créer un Agaléga Welfare Fund. Quant à la présence de l’Inde sur Agaléga, l’inquiétude est toujours là. « Il est vrai que nous sommes inquiets. Nous demandons surtout que tout développement respecte le cachet naturel d’Agaléga et que la liberté de mouvement des Agaléens soit préservée », a reconnu Gino Alfred.

 

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