Interview

Georges Talbotier : «Cap Tamarin peut être une Smart City mondialement connue»

Le Chief Executive Officer du Trimetys Group est convaincu du succès de certaines villes intelligentes. Il n’écarte toutefois pas la possibilité que d’autres projets soient voués à l’échec. Dans l’entretien qui suit, Georges Talbotier livre son avis sur le défunt projet Heritage City.

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Trimetys a obtenu en mars sa lettre d’intention pour la réalisation de sa Smart City, à Tamarin. Depuis, où en est le groupe avec son projet ?

« Trimetys a pour objectif de développer plus de chambres à Rodrigues »

Pour Cap Tamarin Ltée, la prochaine étape consiste à obtenir le Smart City Certificate. Pour l’obtention de  ce document, il nous faut des études additionnelles et diverses autorisations. Nous sommes confiants d’avoir le certificat très prochainement. En parallèle, nous avons entrepris d’importantes démarches commerciales qui sont très fructueuses. Il y a un très grand intérêt des investisseurs pour Cap Tamarin, avec des demandes pour des espaces bureaux et  l’achat d’appartements et de villas. Nous avons aussi une forte demande de la clientèle mauricienne qui opte pour une vraie qualité de vie.

Le Board of Investment est en présence de 13 propositions de projets de Smart City. Dans quelle mesure Cap Tamarin se démarquera-t-elle des autres villes connectées ?
Cap Tamarin est un projet pleinement intégré à son environnement. Il intègre les impératifs environnementaux et la haute performance énergétique en visant l’utilisation optimale de l’énergie solaire et des ressources en eau. Cap Tamarin est organisée pour être un quartier animé, en journée comme de nuit, selon un concept de ville cosmopolite complètement en rupture avec les morcellements résidentiels classiques.

Le projet prévoit de construire 1 200 nouveaux espaces d’habitation de tous types et de styles architecturaux divers. Ces logements répondront aux besoins d’un public varié : jeunes, célibataires, seniors et familles avec des prix plus abordables que ce qui est disponible actuellement dans la région. À travers un programme de soutien à la création d’entreprises, des disciplines professionnelles comme les énergies renouvelables, la gestion des ressources en eau, l’habitat, les solutions de mobilité verte et le service à la personne, seront encouragés, tant sur le plan de la recherche qu’à l’application commerciale. 
Finalement, à Cap Tamarin, il y a tout : l’éducation, les loisirs, l’emploi, des logements mixtes, la mer et la montagne. Tout se fait à pied et en toute sécurité.

L’abandon de Heritage City a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Quel regard portez-vous sur cette affaire ?
En réalité, nous n’avons pas eu beaucoup de renseignements nous permettant d’évaluer ce projet, en particulier sur les interactions possibles avec le secteur privé dans l’aménagement de Heritage City. Ce que nous savons, c’est que ce genre de projet est très compliqué commercialement, techniquement et financièrement, et est, en général, le fruit d’un processus très long.

Pour certains observateurs, si les Smart Cities sont de véritables succès à l’étranger, tel ne sera pas forcément le cas à Maurice. Vos commentaires ?
Tout n’est pas fantastique à l’étranger et Maurice a toutes ses chances pour avoir quelques exemples de réussite, dans ce domaine, qui seront connus internationalement et qui feront même école. Pour une Smart City, il faut être… smart : de la situation géographique à l’architecture en passant par le contenu (loisirs, éducation, services publics, emploi, logement, mode de circulation), l’environnement et la technologie. Il faut réunir tous ces critères. Pour être smart, il faut que ce soit simple, évident, logique, naturel. Bref, il faut que ce soit justifié. Outre Cap Tamarin, il y a des projets qui sont smart et en lesquels je suis confiant. À ce stade, concernant d’autres projets, je pense qu’il sera très compliqué d’aller de l’avant.

La spéculation foncière va crescendo depuis l’annonce de la création de plusieurs Smart Cities, selon certains opérateurs de l’immobilier. Qu’en est-il réellement ?
Pour Cap Tamarin, il n’y a eu aucune spéculation foncière,  puisque nous  pratiquons les prix du marché actuel.

Le tourisme se porte mieux depuis l’année dernière. Quelles sont les perspectives pour Trimetys qui gère le Sakoa Hotel, le Tekoma Hotel et Be Cosy ?
Dire que le tourisme se porte mieux nécessite une certaine prudence. En ce qui nous concerne, nous avons nettement amélioré nos résultats. Le groupe a pour objectif d’ouvrir un hôtel à La Réunion et de développer plus de chambres à Rodrigues. Nous nous concentrons sur ces projets.

 

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