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Gare Victoria : les obstacles au projet de terminal urbain

Gare Victoria Les travaux de construction de la gare Victoria démareront fin novembre prochain.

Annoncée depuis 2016, la reconstruction de la gare Victoria à Port-Louis implique de surmonter certains obstacles avant le coup d’envoi des travaux, programmés pour la fin du mois de novembre.

Le Victoria Urban Terminal ne sortira pas des terres aussi facilement. L’une des premières complexités du projet qui devrait nécessiter des investissements de plus de Rs 1 milliard, demeure la situation géographique du site. Ce point névralgique de Port-Louis est en effet appelé à connaître d’importants travaux et l’une des questions qui reste posée concerne l’organisation du trafic. « Il faut déterminer comment continuer à opérer autour du site », explique un proche du dossier, membre du consortium chargé du projet. D’autres sources insistent sur le fait que « c’est un projet d’une très grande envergure et très excitant pour Maurice, mais les détails pratiques et techniques doivent être pris en considération ». Au sein du consortium qui comprend General Construction, IBL, Innodis, Promotion and Development, RHT Bus Services Ltd et Transinvest Construction, on est d’avis que ce projet majeur aidera à redynamiser la capitale. « C’est un projet de développement qui permettra aux usagers des transports publics de combiner métro et bus. Les utilisateurs disposeront d’une gare de bus moderne directement connectée au Metro Express à travers une passerelle qui enjambera l’autoroute », explique un porte-parole du consortium.

Autre difficulté qui devra être surmontée avant les premiers coups de pioche : les infrastructures liées aux services publics. Pour que le projet se déroule dans les meilleures conditions, il faudra procéder à quelques réaménagements concernant l’accès à l’eau et à l’électricité. « Les infrastructures sont certes présentes sur le site, mais il faudra réfléchir à la meilleure façon de les relocaliser. Il faut comprendre qu’il s’agit de vieux équipements qui datent de l’ère coloniale et l’on ne peut ignorer ce facteur », fait-on ressortir. Des consultations ont lieu régulièrement entre les membres du consortium et les techniciens des différents ministères afin de trouver une solution à tous ces problèmes. Le porte-parole du consortium avance, d’autre part, qu’il s’agit d’un projet 100 % mauricien et que tout sera mis en œuvre afin de démontrer qu’il peut y avoir une parfaite synergie entre le gouvernement et le privé.

Par ailleurs, le terminal accueillera près de mille marchands ambulants, ainsi qu’un espace pouvant abriter 400 véhicules, un supermarché et un food court. Un espace de bureaux est aussi prévu. Toutefois, ce dernier aspect du projet ne convainc pas tout le monde. Certains investisseurs, qui ont exprimé le souhait de faire partie du consortium, hésitent encore, en attendant qu’une étude de faisabilité soit réalisée afin de savoir si ces nouveaux espaces de bureaux trouveront preneurs.

Les premiers accords signés entre le gouvernement et le consortium prévoient que les premiers coups de pioche seront donnés trois semaines après la signature du Master Agreement. On parle avec insistance de fin novembre.