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Fraude fiscale alléguée : Thierry Lagesse et ses deux acolytes veulent recourir au conseil privé

Thierry Lagesse Thierry Lagesse devra retourner en cour le 3 septembre.

Le nouveau procès intenté à Thierry Lagesse, l’ex-patron du Groupe Mon Loisir, a été appelé le lundi 6 août en cour intermédiaire, devant le magistrat Raj Seebaluck. L’homme d’affaires, a comparu aux côtés d’Ashish Kumar Seeburrun, habitant Providence, Quartier-Militaire et Dhanishwar Toolsee de Plaine-des-Papayes. Cela, dans le procès pour fraude fiscale sur l’importation d’une Mercedes Benz SLS 63 AMG en décembre 2010. 

À l’appel de l’affaire lundi, Thierry Lagesse, Ashish Kumar Seeburrun et Dhanishwar Toolsee, ont fait savoir au tribunal qu’ils feront appel du jugement rendu le 20 juillet 2018 par la Cour suprême devant le conseil privé. Ce jugement avait annulé son acquittement et ordonné un nouveau procès contre lui et ses deux acolytes. L’affaire sera maintenant appelée le 3 septembre 2018 pour déterminer la marche à suivre. 

Poursuivi une première fois devant la cour intermédiaire, tous trois furent acquittés en juillet 2016. Non satisfait du verdict, le Directeur des poursuites publiques (DPP) a fait appel de cette décision. Les juges Abdurafeek Hamuth et Bobby Madhub ont, en appel, renversé le verdict de la cour intermédiaire et ordonné un nouveau procès. La Cour suprême a statué que la cour intermédiaire a adopté une approche « erronée » et « trop restrictive » de la loi, au lieu de considérer les preuves dans leur ensemble, d’où sa décision. 

L’affaire est partie d’une enquête de la Mauritius Revenue Authority (MRA) sur l’importation d’un véhicule évalué à 70 000 livres sterling, alors que sa valeur réelle était de 143 500 livres sterling. Le manque à gagner pour le fisc est de Rs 7,9 millions sur les droits d’accises. L’affaire fut ensuite référée à la police.

Officiellement acheté par l’enseignant Ashish Kumar Seeburrun, le bolide a filé directement chez l’ancien patron du Groupe Mon Loisir (GML) Thierry Lagesse, à Cap-Malheureux, après son dédouanement.