Fraude de Rs 14 millions : un «money trail» accable le constable Yashwantsingh Prayagsing
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Le Défi Plus
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L’étau se resserre autour du constable Yashwantsingh Prayagsing, 35 ans. Arrêté le jeudi 2 avril 2026 par la Financial Crimes Commission (FCC), ce policier est au centre d’une affaire de fraude dont le préjudice total s’élève à plus de Rs 14 millions. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait escroqué au moins une douzaine de personnes. Les preuves bancaires ont permis de tracer avec précision l’itinéraire de l’argent extorqué.
Le point de rupture pour le suspect a été la reconstitution minutieuse de son circuit financier par les experts de la commission. De septembre 2024 à décembre 2025, les enquêteurs ont identifié une série de transactions suspectes et répétitives. Ce « money trail » révèle des transferts d’argent systématiques, oscillant de Rs 100 000 à Rs 500 000. Confronté à ces preuves accablantes lors de son interrogatoire, le constable a tenté de justifier ces flux financiers en évoquant un « business agreement ». Il avance que les sommes confiées par les personnes étaient des prêts qu’il avait l’intention de rembourser. Cependant, pour la FCC, la fréquence et la nature de ces dépôts laissent peu de place au doute et s’apparentent au fruit d’un stratagème criminel visant à dépouiller des particuliers.
L’enquête met en lumière la méthode particulièrement rodée utilisée par le policier pour appâter ses cibles. Pour gagner leur confiance, le policier se faisait passer pour un employé de la Cargo Handling Corporation. Prétendant bénéficier de contacts privilégiés et d’entrées directes au département cargo du port, il promettait de faciliter toutes les démarches liées à la vente et au dédouanement de véhicules importés à des prix défiant toute concurrence. En se faisant passer pour un intermédiaire influent capable de débloquer des situations administratives, il serait parvenu à convaincre ses cibles de lui remettre, étape par étape, des sommes colossales pour des procédures qui n’ont jamais abouti.
La Financial Crimes Commission, soupçonnant que le nombre de personnes escroquées pourrait être plus élevé, a demandé à toute personne s’estimant lésée par ce policier de se manifester dans les plus brefs délais. Vendredi, il a répondu devant la justice de deux accusations provisoires de blanchiment d’argent et de « false representation ». L’enquête policière se poursuit.