Frappes américano-israéliennes contre l’Iran : les réactions internationales
Par
Defimedia.info
Par
Defimedia.info
Les frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont déclenché une vague d’inquiétude à l’échelle mondiale. Alors que les appels au calme se multiplient, la crainte d’une escalade régionale majeure s’installe, dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions diplomatiques.
Selon un article publié ce 28 février par Al Jazeera, la participation de Washington aux attaques suscite de vives critiques, notamment alors que des négociations nucléaires étaient toujours en cours avec Téhéran.
Voici un aperçu des principales réactions par pays et institutions.
États-Unis
Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi matin que son pays menait une « opération de combat majeure » visant à « éliminer les menaces du régime iranien ». Des missiles ont touché plusieurs zones à Téhéran et ailleurs dans le pays. Donald Trump a promis de détruire l’industrie balistique iranienne et sa marine, tout en appelant la population iranienne à renverser le gouvernement.
Israël
Un haut responsable israélien de la Défense a indiqué à l’agence Reuters que les frappes conjointes avec les États-Unis étaient planifiées depuis plusieurs mois. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que l’Iran représentait une « menace existentielle » et que ces attaques visaient à créer les conditions permettant au peuple iranien de « prendre son destin en main ».
Iran
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé Israël et les États-Unis de violer la Charte des Nations unies. Téhéran a promis une riposte sévère et a lancé des frappes de représailles contre Israël ainsi que contre des États du Golfe abritant des bases américaines, notamment le Qatar, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et le Koweït.
Un haut responsable iranien a déclaré à Al Jazeera que « tous les intérêts et actifs américains et israéliens au Moyen-Orient sont désormais des cibles légitimes ».
Union européenne
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont jugé la situation « extrêmement préoccupante » et appelé toutes les parties à faire preuve de retenue, à protéger les civils et à respecter le droit international.
Croix-Rouge
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric, a exhorté les États à respecter les règles de la guerre et à éviter une « chaîne de réactions dangereuse » susceptible d’avoir des conséquences dévastatrices pour les civils.
Oman
Principal médiateur des négociations entre Washington et Téhéran, le Oman s’est dit profondément préoccupé. Le ministre des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, a estimé que le conflit ne servait ni les intérêts américains ni ceux de la paix mondiale et a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à se réunir en urgence pour imposer un cessez-le-feu.
Allemagne, France et Royaume-Uni
Les dirigeants des trois pays ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques iraniennes contre des États de la région, tout en réaffirmant leur attachement à la stabilité régionale et à la protection des civils. Ils ont également plaidé pour une reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Le président français, Emmanuel Macron, a demandé la tenue rapide d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, estimant que l’escalade actuelle constitue un danger majeur pour la paix internationale.
États du Golfe
Le Qatar a condamné les tirs de missiles iraniens visant son territoire, qualifiant ces attaques de violation flagrante de sa souveraineté. Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont également dénoncé des frappes iraniennes, les qualifiant d’escalade dangereuse, tandis que le Koweït a averti que toute nouvelle aggravation du conflit ne ferait qu’accentuer l’instabilité régionale.
L’Arabie saoudite a, de son côté, mis en garde contre des « conséquences graves ».
Autres réactions internationales
La Turquie a appelé à mettre fin à la spirale de violence, estimant que celle-ci a débuté avec les frappes américano-israéliennes.
Le Pakistan, la Russie, la Chine, l’Inde et la Norvège ont appelé à la retenue et à une reprise urgente du dialogue diplomatique.
La Belgique a estimé que la population iranienne ne devait pas « payer le prix des choix de son gouvernement », tandis que l’Ukraine a imputé la responsabilité de la crise au régime iranien.
Source : Al Jazeera