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France : la canicule de juin a causé au moins 2 000 morts

Par Defimedia.info
Publié le: 3 July 2026 à 15:38
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Au moins deux mille morts en France, en majorité des personnes âgées vivant souvent à domicile, soit un bond de 30% en une semaine : ce premier bilan de la canicule exceptionnelle de juin, publié vendredi, est voué à s'alourdir.

Lors de la semaine du 22 juin, l'agence Santé publique France rapporte "une hausse de +29,1%, correspondant à 2.025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente".

Ces chiffres sont publiés alors que l'Hexagone se remet à peine de la canicule de fin juin, exceptionnelle par sa durée et son intensité, avec les trois journées les plus chaudes jamais enregistrées.

Ce bilan sanitaire était d'autant plus attendu que cette canicule est d'ores et déjà considérée comme plus intense, sur le plan climatique, que celle de 2003 qui avait tué quelque 15.000 personnes en France, essentiellement âgées.

Sur le plan de la durée, elle s'en rapproche: l'épisode de juin a duré 14 jours, contre 16 en 2003, a annoncé vendredi Météo-France.

Au niveau européen, cette vague de chaleur aurait été quasiment impossible au mois de juin sans le changement climatique, selon les climatologues du World Weather Attribution.

En France, le sujet a pris un tour politique en début de semaine.

Accusant le gouvernement français d'inaction, les Ecologistes ont avancé un bilan à 10.000 décès pour l'épisode de juin, suscitant un vif démenti du Premier ministre Sébastien Lecornu.

Dans ce contexte sensible, les chiffres de vendredi ne donneront pas de réponse définitive, même si les autorités sanitaires s'affichent confiantes quant au fait que les décès sont cette fois moindres que lors de la canicule de 2003.

En matière de mortalité, la canicule de juin "(n')est pas comparable avec l'épisode de 2003", a insisté sur la chaîne TF1 la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

Le chiffre de 2.025 décès, qui vient s'ajouter aux quelque 300 décès supplémentaires déjà recensés par Santé publique France pour l'épisode de chaleur moins intense de fin mai, n'est, en effet, qu'un instantané encore très partiel.

Il se base sur les seuls certificats électroniques de décès, qui ne comptent que pour un peu plus de 60% de l'ensemble des morts, et ne prend pas encore en compte les décès enregistrés après les jours de canicule, celle-ci pouvant avoir des effets sanitaires à retardement sur les organismes.

L'agence sanitaire nationale, qui promet un bilan plus solide d'ici à trois semaines, appelle donc à ne pas se focaliser excessivement sur le chiffre estimé de décès à l'heure actuelle, soulignant que ces données sont "sous-estimées" et que la mortalité réelle sera "plus élevée".

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