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Formation en Corée : favoritisme présumé dans la sélection de deux enseignantes

Par Annick Daniella Rivet
Publié le: 18 June 2026 à 11:42
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Le choix de deux enseignantes, proche d’un cadre d’un corps parapublic, pour un stage en Corée suscite des accusations de favoritisme. Le ministère défend un processus transparent et équitable.

Deux enseignantes d’un collège d’État, proches d’un cadre d’un corps parapublic, figurent parmi les dix éducateurs sélectionnés pour participer à un programme de formation organisé en République de Corée, du 28 juin au 11 juillet prochains. Cette coïncidence suscite l’interrogation de plusieurs enseignants, qui mettent en doute les critères ayant présidé à cette sélection.

Le programme en question, intitulé « Capacity Building for Educators in Secondary Schools on Online Teaching in Mauritius », est piloté par la Korea International Cooperation Agency (KOICA). Sollicité, un technicien du ministère de l’Éducation a assuré que l’exercice de sélection avait été mené conformément aux critères d’éligibilité fixés par cette agence, ainsi qu’aux dispositions en vigueur régissant les formations à l’étranger au sein de la Fonction publique.

Selon les informations recueillies, un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé auprès des éducateurs éligibles par l’intermédiaire de leurs institutions respectives. Le ministère indique avoir reçu 154 candidatures provenant des collèges d’État, auxquelles s’ajoutent celles soumises par d’autres établissements.

Un exercice de présélection a ensuite été conduit. Deux critères ont prévalu : l’ancienneté et le respect de la limite d’âge fixée par la Circulaire n° 41 de 2016 du ministère de la Fonction publique et des Réformes administratives, relative aux nominations pour les formations à l’étranger. 

Au terme de cet exercice, et conformément au quota alloué au ministère de l’Éducation, dix éducateurs ont été retenus pour représenter les établissements secondaires d’État. Les nominations ont suivi les procédures administratives habituelles, avant d’être soumises à l’approbation des autorités compétentes puis transmises aux instances concernées. Le ministère affirme que l’ensemble du processus s’est déroulé dans le respect des principes d’équité, de transparence et d’égalité des chances.

Ces précisions n’ont toutefois pas suffi à dissiper les doutes. Pour plusieurs enseignants, la présence des deux éducatrices en question parmi les candidats retenus jette une ombre sur la transparence de l’exercice. 

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