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À Flic-en-Flac : un homme d’affaires victime d’une attaque à l’acide pour la seconde fois

Il a failli être défiguré une nouvelle fois. Cette fois-ci, l’horreur s’est produite le 31 août, le jour de son anniversaire. Deux motocyclistes ont jeté sur lui une substance corrosive alors qu’il déverrouillait son portail. Grièvement atteint au bras et sur une partie du visage, Christian (prénom modifié) a été admis à l’unité des brûlés à l’hôpital de Candos.

« C’est la deuxième fois que je suis attaqué de la sorte », lâche Christian, homme d’affaires de 67 ans habitant Flic-en-Flac. Victime une seconde fois d’une attaque à l’acide devant son domicile, il a été atteint à sa joue et son bras droit qui est recouvert d’un bandage.  

Sur son lit d’hôpital, il se souvient que la première attaque était à Rose-Hill, ville où il habitait. « J’étais sorti. En route, une motocyclette s’était arrêtée à ma hauteur. Un individu sur le siège arrière du passager avait lancé de l’acide sur moi. J’étais atteint au bras. Mais, j’avais pu quand même m’esquiver. » Quoique l’affaire avait été rapportée à la police, il n’y a jamais eu d’arrestation jusqu’à présent, fait ressortir Christian, qui dit craindre aujourd’hui pour sa sécurité. 

Son épouse explique que son époux s’est fait des ennemis parce qu’il est un homme méticuleux qui aime la droiture : « Pour cette raison, il a mis quelques personnes à dos. » Après la première attaque, le couple a déménagé pour Flic-en-Flac. «C’est une région paisible mais, à peine deux ans, voilà que nous sommes rattrapés par le même cauchemar », se lamente l’épouse.

Le jour de son anniversaire, soit le 31 août dernier, Christian sort du travail et rentre chez lui tard dans la soirée. C’était aux alentours de 23h00. Pour ouvrir le portail, il n’a d’autre choix que de descendre de son véhicule. « J’avais fait une demande au propriétaire pour installer une porte électronique, mais il ne l’a jamais fait jusqu’ici », nous dit-il. Dans la pénombre de la nuit, il retire son trousseau de clés pour ouvrir son portail. Mais, il a du mal pour déverrouiller le cadenas. « Kom de malsans, mo pe fons lakle mem dan laport-la, me mo pa pe kapav ouver li », explique la victime. 

Tout de suite, son regard fut attiré par une motocyclette qui s’approchait de lui. « Il y avait deux personnes. L’une portait un casque alors que l’autre était sans casque. Ils sont passés près de ma voiture. Tout comme pour la première fois, j’ai tout de suite ressenti qu’il allait se passer quelque chose. Zafer pas bon », poursuit-il. Une fois à sa hauteur, le passager de la moto lui lança une substance. « Cela s’est passé très vite, par instinct j’ai esquivé en leur tournant le dos. Le produit qu’il avait lancé était dans un pot. » Christian fut atteint du côté droit : bras et joue. « C’était de l’acide. J’ai tout de suite senti une brûlure.» Il se précipita dans sa maison. Son épouse l’emmena dans une clinique de la région pour recevoir les premiers soins. Par la suite, il fut transféré à l’hôpital de Candos. « Ma tête est-elle mise à prix ? », s’interroge-t-il.  « J’avais de l’argent sur moi, ces malfrats n’étaient pas venus pour me voler mais pour exécuter une mission», déplore-t-il. 

Ses vêtements ont été envoyés au Forensic Scientific Laboratory (FSL) afin de déterminer le produit que ses agresseurs ont utilisé pour l’attaquer. Les enquêteurs ont visionné les caméras de l’entourage afin de pouvoir retracer les suspects.