Flambée des prix : asphyxiés, des consommateurs doivent se serrer la ceinture
Par
Leena Gooraya-Poligadoo
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Leena Gooraya-Poligadoo
Si certaines familles mauriciennes ont dû diminuer leurs dépenses et se priver face à l’augmentation des prix, d’autres se trouvent dans l’incapacité de joindre les deux bouts. Témoignages de quatre consommateurs de différents milieux.
Afin de ne pas se retrouver dans une situation hors de contrôle, de nombreux consommateurs ont choisi de faire des sacrifices sur certaines dépenses. À l’instar de Prema Gooriah. Alors qu’elle avait l’habitude de faire des sorties au cinéma et au restaurant avec sa famille, elle a dû y mettre un frein.
« Avant on sortait au moins deux fois par semaine. Maintenant on le fait une fois par mois. Il y a même des mois où il n’y a aucune sortie », dit-elle.
Par ailleurs, elle a dû revoir la liste des produits qu’elle achète. « Nous privilégions plutôt les marques les moins chères. Les produits de luxe n’ont plus leur place dans notre caddie », affirme-t-elle.
Même son de cloche du côté de la famille Rojubally. « Mes petits-enfants aiment bien les sorties au restaurant. Mais la dernière fois que nous sommes partis, nous étions choqués de voir les prix. Maintenant, on essaie de préparer à la maison les plats dont ils raffolent », fait ressortir Sadiq Rojubally.
Pour Jean Permal, la question de faire des sorties en famille ne se pose même pas. « Avec la cherté de la vie, je ne suis pas en mesure d’offrir certains produits tels que la viande à ma famille. On est obligé de se priver d’un bon nombre de produits alimentaires. » Il affirme de plus qu’il ne peut plus donner d’argent de poche à son enfant pour partir à l’école.
Prema Gooriah, 45 ans.
Mariée et mère de trois filles âgées de 23, 20 et 18 ans, Prema Gooriah travaille à son compte. Elle est gérante d’un magasin spécialisé dans la vente des pesticides et d’autres produits agricoles.
Hema Bundhoo, 30 ans
Fiancée, Hema Bundhoo travaille dans la fonction publique. Elle vit avec ses parents qui sont tous deux retraités.
Jean Permal, 50 ans
Jean Permal exerce le métier de maçon. Cependant, il ne touche pas de salaire fixe. Son épouse qui travaille parfois comme femme de ménage l’aide à subvenir aux besoins de la famille.
Sadiq Rojubally , 68 ans
Ancien enseignant à la retraite, Sadiq Rojubally vit avec son épouse. Il s’occupe aussi de ses deux petits-enfants.