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Finances publiques : pourquoi Rs 2,26 Md de crédits supplémentaires sont demandés pour le Budget 2024-2025

Par Patrick Hilbert
Publié le: 2 June 2026 à 10:30
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Parlement

Voici un deuxième budget supplémentaire pour 2024-2025. Ce mardi, le Premier ministre et ministre des Finances, Navin Ramgoolam introduit, en première lecture, le « Supplementary Appropriation (2024-2025) (No. 2) Bill » à l’Assemblée nationale. Ce projet de loi, qui sera débattu en juin 2026, vise à autoriser une dépense supplémentaire de plus de Rs 2,26 milliards pour l’exercice fiscal 2024-2025.

L’objet principal du texte de loi est de couvrir des dépenses de l’État pour l’année financière 2024-2025 qui n’avaient pas été prévues dans les budgets initiaux. Il intervient après la loi d’appropriation initiale de 2024 et une première loi de finances rectificative (Supplementary Appropriation Act 2025) votée en avril 2025 pour Rs 21 milliards.

Selon l’explicatif du texte, le projet de loi permettra d’approuver des crédits supplémentaires par postes de dépenses (récurents et en capital) pour des services gouvernementaux ayant dépassé les enveloppes allouées. Le montant total supplémentaire demandé s’élève à Rs 2 264 416 000.

L’examen du projet de loi révèle que ce supplément de crédits bénéficie principalement à deux ministères. En premier lieu, celui de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Recherche. Ce vote représente la quasi-totalité de la hausse, avec Rs 1 397 372 000 allouées, dont Rs 1,31 milliard en fonctionnement et Rs 87 millions en investissement.

Quant au ministère du Logement et de l’Aménagement du territoire, il bénéficie d’une rallonge de Rs 437 562 000, composée de Rs 30,8 millions pour le récurrent et de Rs 406,7 millions (la plus grosse part du capital) pour les nouveaux projets. Les autres bénéficiaires incluent le Prison Service (Rs 31,7 millions), les collectivités locales (Local Government : Rs 325,6 millions), le Mauritius Fire and Rescue Service (Rs 69,5 millions), le bureau du Premier ministre adjoint (Rs 2 millions) et le Bureau du Conseiller parlementaire (Rs 515 000).

L’adoption de ce budget supplémentaire intervient dans un contexte financier contraint pour Maurice. L’île s’est engagée dans un programme d’assainissement budgétaire pour rassurer l’agence de notation Moody’s. Celle-ci a maintenu la note du pays à « Baa3 » en janvier 2026, mais avec une perspective négative, citant le risque de dérapage des déficits. Alors que le gouvernement vise un déficit contenu, Moody’s estime que le déficit 2025-2026 pourrait atteindre 6,4% du PIB, contre 9,3% l’année précédente.

Ce projet de loi arrive également après un premier budget supplémentaire de grande ampleur en avril 2025, qui avait déjà ajouté Rs 21 milliards aux dépenses initiales, principalement pour la Santé.
 

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