Economie

Finances : les fonds de pension en quête de nouveaux horizons rémunérateurs

Bronwyn Corbett Bronwyn Corbett, Chief Executive Officer de Grit, le principal sponsor de l’événement.

Les instruments financiers traditionnels ne rapportent plus comme avant. Et les fonds de pensions - dont l’objectif est de fructifier les primes des souscripteurs pour les retourner sous formes de pensions à la retraite – ont une possibilité d’investir dans des produits alternatifs qui offrent un meilleur retour. Encore faut-il être au courant des risques et du cadre régulateur. Le point.

«Le défi à relever est simple. Vous avez un environnement où le taux est faible. Vous avez du mal à récupérer les retours. Les fonds de pensions ont un problème à correspondre les actifs et les passifs. Leurs investissements ne rapportent plus assez et beaucoup moins qu’avant. La situation se compliquera dans le futur quand il s’agira de payer les pensionnés. Ils vont devoir investir dans des produits qui rapportent plus. Le problème qui se pose à eux est quel investissement, comment investir et les risques à pendre. »

Cette explication liminaire de Constantin de Grivel, Managing Director d’AXYS Investment Partners, résume l’importance de la Pension Funds & Alternative Investments Africa Conference. La troisième édition de cet événement a démarré, mercredi 20 mars, à l’hôtel Hilton, Flic-en-Flac. La conférence prend fin ce jeudi.

La conférence, dont le principal sponsor est GRIT Real Estate Income Group, a permis aux gestionnaires de fonds, les conseillers en la matière, les prestataires et les régulateurs à s’exprimer sur le sujet qui engagent des centaines de milliards de dollars sur le continent. Le débat d’idées et arguments permettent de voir plus clair dans les alternatives disponibles. Les échanges mettent aussi en opposition les écoles de pensée dites conservatrices et les celles qui postulent pour une prise de risques plus élevée.

« Cependant nous avons un problème de perception. Le but de la conférence est d’avoir une discussion (...) et que le monde comprenne mieux ce que chacun veut, » a indiqué Constantin de Grivel.


Le chiffre : US$ 31,8 milliards

Le flux d’investissements ayant transité par la plateforme financière mauricienne pour atterrir en Afrique a doublé en cinq ans, passant de 15,5 milliards de dollars (environ Rs 527 milliards) à 31,8 milliards de dollars au 31 décembre 2017. Selon Me Hervé Lassemillante, membre du Board de la Financial Services Commission, en facilitant ces investissements, le centre financier international qu’est Maurice a stimulé la croissance économique aboutissant à la création d’emploi et réduction de la pauvreté à travers le continent africain.


Vite dit… : Maurice à l’avant-plan des conférences

Intervenant à l’ouverture de la conférence, François Guibert, Chief Executive Officer de l’Economic Development Board, a affirmé que Maurice est connue depuis longtemps comme une destination touristique, mais méconnue en tant qu’une florissante plateforme pour les affaires. Afin de corriger cette perception, l’EDB sera actif sur tous les fronts.

D’abord, avec la participation de partenaires des services financiers, l’EDB sera présent dans des événements relatifs dont l’Africa CEO Forum au Rwanda, l’AFSIC Conference en Grande-Bretagne, la China Offshore Conference et l’IMARC Conference en Australie. L’objectif sera de mettre en avant les avantages compétitifs de notre centre financier international. Ensuite, l’EDB travaille sur une « Country Branding Strategy » cohérente et intégrée.

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