Economie

Finances : la Banque centrale plaide pour une hausse des taux à l’épargne

Yandraduth Googoolye Yandraduth Googoolye, gouverneur de la Banque de Maurice.

Le rôle des banques comporte une dimension humaine. Leur taux sur les dépôts fixes doit refléter la tendance du jour. Tel est le message de la Banque centrale.

«La Banque centrale de même que toutes les banques commerciales ont avant tout une mission à vocation sociale car elles n’existeraient pas s’il n’y avait pas de clients », a affirmé Yandraduth Googoolye, gouverneur de la Banque de Maurice, mercredi soir, à l’hôtel Labourdonnais. « (…)  Je voudrais rappeler aux banques que selon la mentalité du client mauricien, un bon taux d’intérêt sur l’épargne est d’importance capitale. Une révision à la hausse des intérêts serait louable, surtout pour les retraités qui s’attendent à un bon retour sur l’argent qu’ils ont économisé pendant toute une vie. »

Dans le même ordre d’idées, Yandraduth Googoolye a rappelé qu’en 2015, les banques avaient revu à la baisse leurs taux d’intérêt sans qu’il y ait une réduction du taux directeur. « Je sais que les banques peuvent réajuster leurs taux en faveur des clients, d’autant que le rendement sur les bons du Trésor ont presque triplé. En passant, la révision du taux à l’épargne est à l’agenda de la prochaine réunion bancaire. Je suis persuadé que les banques répondront favorablement à mon appel. »

Ce discours, le gouverneur de la Banque centrale l’a tenu lors d’une cérémonie organisée par la Stock Exchange of Mauritius pour marquer l’introduction en Bourse des Bank of Mauritius Golden Jubilee Bonds. À travers cette émission, d’une part, les Mauriciens ont eu la possibilité d’avoir un meilleur rendement sur leur argent jusqu’ici placé dans des instruments traditionnels tels que les dépôts fixes. Et d’autre part, la Banque centrale a pu absorber l’excès de liquidités (en roupies) prévalant sur le marché.

En trois mois (du 15 mars au 15 juin), les particuliers et organisations non gouvernementales ont investi Rs 9 milliards dans ces obligations inscrites dans le cadre des 50 ans d’indépendance du pays et du demi-siècle d’existence de la Banque de Maurice. La limite par entité et par personne a été de Rs 5 millions.

Cet exercice n’aurait pas été possible sans l’apport des partenaires engagés dans ce type de transactions. La Banque centrale pousse le débat plus loin avec Yandraduth Googoolye demandant que le marché secondaire des obligations soit développé afin que les Mauriciens puissent en bénéficier. D’ailleurs, une campagne de conscientisation a déjà démarré pour encourager ce type d’investissements.

Bourse : Benimadhu annonce la cotation d’une société à Rs 35 Md

Sunil Benimadhu, Chief Executive Officer de la Bourse de Maurice, a annoncé l’arrivée éventuelle d’une société valant un milliard de dollars (Rs 35 milliards) sur la plateforme mauricienne. Il a indiqué que l’objectif de la Bourse est de doubler sa capitalisation totale à Rs 1 000 milliards, contre Rs 500 milliards présentement. Ce sera le fruit d’une politique d’ouverture entamée par la Bourse.