Economie

Financement : Maurice, 30e actionnaire d’Africa50

Le pays met toutes les chances de son côté pour avoir accès à des fonds et assurer sa transformation infrastructurelle. L’État  mauricien est devenu le 30e actionnaire d’Africa50, une plateforme dont l’objectif est d’apporter un soutien financier aux pays en voie de développement sur le continent. Maurice a été représenté par Dev Manraj, le secrétaire financier.

Basé à Casablanca, au Maroc, Africa50 veut être un pont entre les secteurs public et privé afin de trouver le financement pour le développement infrastructurel sur le continent. L’organisme compte désormais 30 actionnaires, comprenant des pays et institutions financières telles que la Banque africaine de développement (BAD). Selon elle, le continent requiert des investissements annuels allant jusqu’à 170 milliards de dollars. Or, il existe un déficit conséquent dans le financement.

Maurice leader

En devenant membre et actionnaire d’Africa50, Maurice, dans une certaine mesure, diversifie ses sources de financement pour ses projets infrastructurels d’envergure. Par exemple, au cours des trois prochaines années, le gouvernement compte dépenser quelque Rs 37 milliards dans l’amélioration de l’infrastructure routière Le programme de modernisation progresse comme prévu. «Maurice est un leader dans le développement infrastructurel. C’est l’un des pays africains les plus propices à l’investissement. Je m’attends à une fructueuse collaboration. Africa50 compte désormais quatre États-membres de la Southern African Development Community en tant qu’actionnaires », a affirmé Alain Ebobissé, Chief Executive Officer d’Africa50, selon un article publié sur le site de l’organisme.

Maurice emboîte le pas à des économies en croissance en Afrique de l’Est, à l’instar du Kenya et du Rwanda. Le Kenya, première économie d'Afrique de l’Est, a doublé sa contribution à Africa50, passant à 100 millions de dollars (Rs 3,5 milliards). À ce jour, la moitié des 54 pays africains est actionnaire d’Africa50.

« J’espère accueillir tous les autres pays africains sur notre plateforme et que nous contribuons de manière collective à une offre accélérée d’infrastructures sur le continent  », a dit Alain Ebobissé.