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Finale – Espagne vs Argentine : La Roja, une histoire de famille chez les Prayag

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 17 July 2026 à 13:30
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pascal
Pascal Prayag arborant fièrement son maillot espagnol.

Il n’a jamais changé de camp, même lorsque l’Espagne peinait à exister sur la scène internationale. Supporter de la Roja depuis son plus jeune âge, Pascal Prayag vivra ce dimanche une nouvelle finale de Coupe du monde après 2010. Pour l’entraîneur des Mahebourg Flippers, cette fidélité, transmise par son père, prend aujourd’hui tout son sens. Face à l’Argentine, il n’attend qu’une seule chose : voir l’Espagne soulever le trophée.

Il y a des passions que l’on choisit. D’autres qui se transmettent, presque comme un héritage familial. Pour Pascal Prayag, entraîneur de l’équipe de basket-ball des Mahebourg Flippers, son amour pour l’Espagne n’a jamais été le fruit du hasard. Il est né dans le salon familial, devant les retransmissions des grands tournois, sous l’influence d’un père profondément attaché à la Roja.

« Je n’ai pas vraiment eu le choix », raconte-t-il en souriant. « Mon père m’a transmis cet amour pour l’Espagne et, naturellement, je l’ai suivie. » Une transmission qui n’avait pourtant rien d’évident à l’époque. Car lorsque Pascal découvre le football international, l’Espagne est loin d’être la nation dominante qu’elle est devenue. Les désillusions s’enchaînent, les éliminations précoces aussi, et les grandes compétitions se terminent souvent dans la frustration.

Cette fidélité sera finalement récompensée. À partir de la fin des années 2000, la Roja entre dans une nouvelle dimension. Avec une génération exceptionnelle menée par Xavi Hernández, Andrés Iniesta, Sergio Busquets ou encore Iker Casillas, l’Espagne révolutionne le football mondial. Euro 2008, Coupe du monde 2010, Euro 2012... Les trophées s’accumulent et le jeu proposé devient une référence. Pour Pascal Prayag, ces années restent gravées dans sa mémoire. Elles ont transformé des décennies d’attente en une immense fierté. Plus qu’une succession de victoires, elles ont confirmé que la patience finit parfois par être récompensée.

Ce dimanche, c’est une nouvelle page d’histoire qui s’écrira face à l’Argentine. Et comme pour chaque grand rendez-vous, la tradition familiale sera respectée. Installé dans son salon, il suivra la rencontre, entouré de ses proches, avec un invité particulier : son frère, actuellement en vacances à Maurice. Particularité de la soirée, les deux hommes ne défendront pas les mêmes couleurs. Si Pascal arborera fièrement le maillot rouge de l’Espagne, son frère est un fidèle supporter de la Belgique. Une rivalité bon enfant qui ne fera qu’ajouter un peu plus de saveur à une soirée déjà très attendue. L’entraîneur de basket-ball aborde cette finale avec une confiance qu’il n’avait pas forcément avant les demi-finales. La France représentait, selon lui, le plus gros obstacle sur la route des Espagnols. « J’appréhendais la demi-finale face à la France, car elle faisait peur. Mais après cette victoire 2-0, je suis beaucoup plus confiant. Le football pratiqué par l’Espagne est incroyable. L’équipe est montée en puissance au fil de la compétition et elle arrive à son meilleur niveau au moment où ça compte le plus. »

Après toutes ces années de fidélité, une seule image compte aux yeux de Pascal Prayag : celle des Espagnols soulevant la Coupe du monde. Pour lui, dimanche, seule la victoire aura de l’importance.

Shawn Louis

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