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Fin des subventions à la fin du mois : vers un «maximum mark-up» sur plusieurs produits de base

Le 30 juin marquera la fin des subsides de l’État sur sept catégories de produits de base. Pour ne pas affecter le porte-monnaie des consommateurs, le gouvernement envisage de venir de l’avant avec un « maximum mark-up » sur une série de commodités. 

Les subsides sur les poissons en conserve, les tomates en conserve, le fromage, l’huile de table, la margarine, le lait en poudre et les grains secs (lentilles noires, gros pois, dholl gram, dholl petit pois et lentilles rouges) prendront fin d’ici le 30 juin. Cette mesure, qui était temporaire, avait été introduite en 2021 pour soulager les consommateurs face à la forte flambée des prix. La subvention, qui variait entre Rs 3 (poissons en conserve) et Rs 41 (lait en poudre), dépendant des produits, a coûté Rs 4,8 milliards à l’État. 

Pour que les consommateurs n’aient pas à payer un prix plus élevé sur ces produits une fois que la subvention prendra fin, le gouvernement envisage d’imposer un « maximum mark-up » sur divers produits de base. À ce stade, les détails sur les marges qui seront appliquées ou encore les produits qui seront concernés n’ont pas encore transpiré. Il ressort, cependant, que l’adoption de cette mesure « serait imminente » et qu’elle aura bientôt l’aval du Conseil des ministres. 

Déjà, les importateurs ont été invités à envoyer leur « invoice » avec toutes les dépenses encourues (frais de stockage, frais de transport, etc.) et les marges qu’ils pratiquent sur ces produits au ministère du Commerce. C’est ce dernier qui tranchera, sur le « maximum mark-up » à imposer, en fonction des détails fournis. 

« Le maximum mark-up est une mesure qu’on connaît déjà. Cela s’applique pour le riz à titre d’exemple. C’est une mesure qui est dans l’intérêt des consommateurs, mais pas forcément dans l’intérêt des importateurs si ceux-ci pratiquent déjà une marge faible sur les produits qu’ils importent », soutient un importateur sous le couvert de l’anonymat. 

Quant à Lawrence Wong, le fondateur de La Trobe, il fait ressortir que le « maximum mark-up » a été introduit depuis 2016. « Le maximum mark-up a été mis en place pour empêcher des abus s’il y en a, quoi que je ne pense pas qu’il y ait des abus. C’est un système bien rodé qui a fait ses preuves », souligne-t-il. 

Jayen Veerapen, directeur de J.M. Veerapen Ltd, prévient, cependant, que malgré l’imposition d’un « maximum mark-up », les consommateurs devront se préparer à payer des prix plus élevés sur certains produits par opposition aux « prix subventionnés ». « Ces produits coûtent de plus en plus cher en raison de la dépréciation de la roupie, de la cherté du fret et de leurs prix plus élevés à l’international », fait-il ressortir. 

Quant à Claude Canabady, secrétaire de la Consumers’ Eye Association, s’il déplore la fin de ces subsides dans un « contexte critique » de dépréciation de la roupie et de forte inflation, il salue, cependant, l’introduction du « maximum mark-up ». « Certains importateurs/commerçants abusent en termes de marges de profits. C’est bien qu’il y ait un contrôle à ce niveau. Il faudrait, cependant, appliquer le « maximum mark-up » sur les produits de base que consomment au quotidien les gens au bas de l’échelle », recommande Claude Canabady.

Une pénurie de dollars déplorée 

« Il y a un manque de dollars sur le marché », déplorent plusieurs importateurs. Mais, d’autres opérateurs n’ont pas eu ce problème. « On n’a pas acheté des dollars depuis ces deux dernières semaines. Mais, avant cela, on n’a eu aucun souci », fait ressortir un autre importateur. De son côté, Dawood Jhurry, directeur de Succession Dawood Jhurry & Co Ltd, dit n’avoir aucun souci à importer en dollars ses produits de base. À suivre !

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