Farook actuellement en pèlerinage : « Il n’y a pas de panique à La Mecque »

Par Defimedia.info
Publié le: 1 mars 2026 à 15:06
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Hadj

Une centaine de Mauriciens se trouvent actuellement à La Mecque et à Médine, où ils ont choisi de passer l’intégralité du mois sacré de Ramadan. Dans un contexte régional marqué par une forte tension au Moyen-Orient et des perturbations aériennes, le récit qui remonte du terrain tranche avec l’inquiétude ambiante : sur place, la sérénité domine, assurent plusieurs pèlerins.

Farook, présent à La Mecque avec sa famille au sein d’un groupe encadré par un organisateur, affirme à defimedia.info que la situation ne provoque « nullement de panique ». Au contraire, il décrit une atmosphère de calme, portée par l’affluence habituelle du mois sacré : « Pendant le mois du Ramadan, l’Arabie saoudite accueille le plus grand nombre de pèlerins, le double que durant le Hajj. Il y a des gens de toutes les nationalités du monde. C’est la sérénité, le calme parmi tout le monde. Je vous dirai que c’est cool ici. »

Cette tranquillité, poursuit-il, est aussi alimentée par une conviction spirituelle largement partagée : l’idée que les deux villes saintes resteraient à l’écart de toute frappe. « Les pèlerins sont convaincus qu’aucun missile n’atterrira à La Mecque et à Médine, deux endroits sous la protection du Créateur », confie Farook.

Dans ce climat d’incertitude régionale, le pèlerin affirme que le déroulement du petit pèlerinage n’est pas perturbé. Il va même plus loin : l’actualité, dit-il, renforce la dimension intérieure et la quête de sens de ce mois de jeûne. « Ce qui se passe au Moyen-Orient ne perturbe nullement la Oumra. Il suffit de voir le déroulement en direct sur la télévision saoudienne qui est relié au monde entier. Au contraire, cela augmente la ferveur, notre connexion avec le Créateur. Nous ne cessons pas de Lui demander de résoudre une fois pour toutes cette instabilité », témoigne-t-il.

Sur le plan pratique, Farook nuance toutefois ce tableau apaisé : le principal point de souci concerne ceux dont le retour est prévu à court terme et qui se retrouvent confrontés à la perspective d’un séjour prolongé, avec des coûts supplémentaires à assumer. « Seuls ceux qui devaient partir ont un petit bémol. Ce n’est pas tout le monde. C’est surtout ceux qui doivent trouver de l’argent pour prolonger leur séjour », explique-t-il.

Mais même sur ce terrain-là, il dit observer une solidarité remarquable au sein des pèlerins : « La solidarité et le partage sont à leur comble. Il y a des gens fortunés, ou même moins fortunés, qui les aident financièrement », souligne Farook, décrivant une entraide spontanée autour des plus fragiles.

Enfin, malgré les perturbations actuelles, ce dernier se veut optimiste quant à la reprise des liaisons aériennes avant la fin du mois sacré. « Nous restons confiants que les vols reprendront avant l’Eid ul-Fitr », avance-t-il, situant l’échéance « aux alentours du 19 mars. »

Farook et sa famille ont prévu de regagner Maurice une semaine après la Fête de l’Eid.
 

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