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Fareeha Moussa : Harry Potter rencontre la belle au bois dormant

Fareeha Moussa

Pour le lancement du roman ‘The Last Bond’, le mardi 28 août à Ébène, les éloges n’ont pas manqué à l’adresse de sa jeune auteure Fareeha Moussa, élève en HSC au collège Queen Elizabeth. Pourquoi donc ? D’abord, à cause de son jeune âge, puis parce que  les langues ne font pas partie de ses choix d’études.  Son premier ouvrage, ‘The Last Bond', fait apparaître plutôt une fille de son temps, fidèle lectrice de JK Rowling, la créatrice de la saga Harry Potter. L’influence de l’Anglaise a été déterminante dans ce roman marqué par l’imagination fertile de l’adolescente qui emmène le lecteur dans cette dimension fantastique propre au monde d’Harry Potter.

Ce n’est pas la première fois que les aventures de ce dernier inspirent de jeunes Mauriciens et cette influence ne peut être que de bon augure à un moment où la culture de l’image est en train de l’emporter sur celle de l’écrit. Cette pièce de ce que l’écrivain de jeunes, Amarnath Hosany, qui a préfacé l’ouvrage, n’hésite pas à designer comme du ‘creative wrinting’, ne s’illustre, - à sa lecture, on s’en rend compte - pas par son originalité. Mais cela ne saurait dissimuler la réelle volonté et l’effort de Fareeha Moussa, décrite comme une petite boule d’énergie et véritable leader dans sa classe de s’être emparée de sa plume pour accoucher d’un livre agréable à lire, ce qui nous change de l’accoutumance aux petits appareils devenus l’opium du citoyen.

Au-delà de l’écriture, c’est une fille vivante, épatante de gentillesse et d’authenticité, qui rompt avec les clichés qui caractérisent à tort ou à raison les filles de la rue Vandermeersch.

Est-ce qu’un livre - un seul -  permet-il de reveler la nature profonde de son auteur ? Un peu sans doute. Ou ne serait-il que son portrait instantané à un moment précis - car tout premier livre est forcément ‘autobiographique’ -, dans un contexte marqué par les influences de son époque ? Attendons donc la publication d’un deuxième livre pour être fixé sur l’évolution ‘créative’ de la pensionnaire du QEC et sur le talent qu’Issa Asgarally, de même que ses profs, pensent avoir décelé en elle. Tel est le défi.

The Lost Bond, de Fareeha Moussa (193 pp)

Publié par Osman Publications

Imprimé en Afrique-du-Sud