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Fact-Finding Committee -SIFB : la fraude présumée de Rs 450 millions pourrait se confirmer

C’est en mars 2019 que le rapport du Fact Finding Committee (FFC) sur le Sugar Insurance Fund Board (SIFB) devrait être prêt. Des sources proches du dossier avancent déjà que la fraude présumée de Rs 450 millions pourrait se confirmer. Il se pourrait que le rapport révèle que les chiffres ont été manipulés afin d’éviter de payer une compensation à quelque 10 000 planteurs. 

Si c’est bel et bien le cas, cela signifie-t-il que l’Assistant Solicitor General Lutchmeeparsad Aujayeb, chargé de présider ce FFC afin de faire la lumière sur cette fraude présumée, recommandera à l’État de payer la somme due aux planteurs concernés ? En tout cas, certains membres du gouvernement seraient d’avis qu’il y a eu des irrégularités et que ce serait légitime de verser cette compensation aux 10 000 planteurs. 

Ces mêmes sources au gouvernement estiment que l’ancien Chief Executive Officer, Rajun Juggurnauth, ainsi que les anciens membres du board, qui ont soumis leurs lettres de démission, devront assumer pleinement leurs responsabilités dans cette affaire. Rajun Juggurnauth a été auditionné en trois occasions depuis la mise sur pied du FFC. Sa dernière convocation remonte au mercredi 13 février. La séance était axée sur la fraude présumée de Rs 450 millions. 

Le principal concerné avait été confronté à des éléments d’information que le FFC avait obtenus lors des dernières réunions. L’avocat de Rajun Juggurnauth, Me Kaushik Goburdhun, avait soutenu, à la sortie de l’audition, que son client comptait collaborer pleinement avec les autorités dans cette affaire. D’autres personnes ont défilé devant le FFC. En l’occurrence des Area Managers, des inspecteurs, ainsi que des cadres de la Claims Section. 

La fraude présumée avait été mise au jour par le leader de l’opposition lors d’une Private Notice Question qu’il avait adressée à Mahen Seeruttun. Xavier-Luc Duval avait notamment reproché au ministre de ne pas avoir accordé d’importance à une lettre de dénonciations qui était en circulation depuis août 2018. À l’époque, Mahen Seeruttun avait déclaré qu’il y avait eu une omission au niveau des chiffres.