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«Eye-sore» à Ébène : la Cybercité défigurée par le parking sauvage

ebene Des voitures sont garées en file indienne à la Cybercité. Sans compter celles en stationnement sur des lignes de démarcation (ci-dessous).

Le moindre rond-point ou coin de rue à la Cybercité d’Ébène est pris d’assaut par des automobilistes désespérés à la recherche du Saint Graal : une place pour se garer. Pour se justifier, certains montrent du doigt le manque d’aires de stationnement et le coût élevé des espaces payants. Pleins feux sur un problème qui gagne de plus en plus de terrain.

La Cybercité d’Ébène est un point névralgique. Des gens viennent des quatre coins de l’île pour y travailler. Si les sociétés et les bâtiments sont légion, ce n’est pas le cas des aires de stationnement, du moins ceux qui n’impliquent aucun frais. Du coup, chacun y va de son astuce pour tenter de trouver une place pour se garer. Tous les espaces libres et capables d’accueillir un véhicule sont pris d’assaut. La pratique semble être entrée dans les normes. 

Le hic c’est que cela constitue un véritable eye-sore. Ébène ne ressemble plus à rien avec la multitude de véhicules qui pulluent à chaque coin de rue ou espace vert. Le problème est visible dès que le premier virage menant à la Cybercité. On voit des voitures garées en file indienne des deux côtés de la route et ce, à toute heure de la journée. 

Cela ne s’arrête pas là. Certains automobilistes stationnent leurs véhicules sur les espaces verts des ronds-points et sur le bas-côté de la route. Les trottoirs aussi sont pris d’assaut. Puis il y a ceux qui se garent au beau milieu de la route. Qu’importe si cela perturbe la circulation ou si cela gêne les piétons. « Ici, le stationnement sauvage est devenu anodin. Ceux qui le font ne pensent pas aux inconvénients qu’ils causent. Ils ne pensent qu’à leur facilité », déplore Alisha que nous rencontrons à l’arrêt d’autobus. 

Avis partagé par son amie Rajshree. Les deux femmes âgées d’une vingtaine d’années suivent des cours à Ébène. Elles estiment qu’il faut davantage de patrouilles policières et que les contrevenants devraient être sanctionnés. 

Qu’est-ce qui pousse des automobilistes à se garer n’importe où à Ébène ? À cette question, Adisha, qui est employée dans une firme privée à la Cybercitée, répond que ce n’est pas évident de trouver un parking digne de ce nom. « La plupart des entreprises emploient un grand nombre de personnes. Mais le nombre d’espaces parking n’est pas suffisant. Ils sont réservés aux hauts cadres. Les autres employés doivent se débrouiller pour trouver une place où se garer ailleurs », explique la trentenaire. 

Elle soutient que c’est la loi du first come, first served qui prime. « Je dois être là au plus tard à 8 h 30 tous les jours si je veux avoir une place. Parfois je gare ma voiture en bordure de route, même si c’est à plusieurs mètres de mon bureau. J’ai même peur de prendre ma voiture pour aller manger au risque de perdre mon aire stationnement. Je préfère y aller à pieds », relate-t-elle. 

Tout comme Adisha, Rajiv, qui travaille dans une multinationale, endure un véritable parcours du combattant chaque jour pour trouver un endroit où se garer. « Si vous avez de la chance, vous pouvez trouver un endroit où stationner votre voiture entre 15 et 20 minutes. Sinon, vous pouvez tourner en rond pendant une heure avant de finalement trouver une petite place », fustige-t-il. 

Certes, il y a les parkings privés. Sauf qu’ils sont très chers. Ce n’est pas Jim qui dira le contraire. « Pour un mois, il faut compter entre Rs 2 000 et Rs 4 500. Ce n’est pas donné à tout le monde car cela pèse lourd dans le budget. On n’a pas d’allocation pour cela », se désole-t-il. N’a-t-il pas peur que sa voiture soit vandalisée quand il la gare en bordure de route ou sur un trottoir ? « On doit prendre ce risque. D’où l’importance de bien chercher pour trouver un lieu où votre voiture ne risque rien », répond-il.

Parking Tower à la rescousse 

La construction d’un Parking Tower à Ébène est en cours. Les premiers coups de pioche ont été donnés en mars 2018. Le coût du projet est estimé à Rs 400 millions. C’est la firme Laxmanbhai qui a décroché le contrat. Le Parking Tower devrait abriter 934 véhicules. Les travaux devraient s’achever en septembre 2019. Du côté de la mairie de Quatre-Bornes, on fait ressortir que cette tour devrait résoudre le problème de stationnement sauvage. La construction d’un rond-point à la Cybercité est aussi envisagée pour réduire le problème d’embouteillages et de parking.

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  • Oeudor