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Exercice de transfert au CEB : le management contre  «l’intervention» du PMO

Un exercice interne au sein du Central Electricity Board (CEB impliquant une série de transferts a fait couler beaucoup d’encre. À tel point que certains employés ont sollicité « l’intervention » d’un conseiller du bureau du Premier ministre, en vain.

Le torchon brûle entre le Prime Minister’s Office (PMO) et la direction du Central Electricity Board (CEB). L’intervention d’un conseiller au Bâtiment du Trésor n’a pas été au goût de la direction. Le CEB s’est engagé, depuis début août, à un exercice de réorganisation interne. L’exercice incluait des promotions et des transferts. Si les promotions ont été généralement bien accueillies, l’exercice de transfert a fait grincer des dents, plus précisément concernant deux handymen de la région de Rose-Hill et postés au département du CEB de Rose-Hill. La réorganisation a provoqué leur transfert vers le département CEB de Plaine-Lauzun. Mécontents des retombées de cet exercice, les deux employés décident dans un premier temps d’alerter leurs organisations syndicales, dans le seul but de faire renverser la décision.

Puis, pour augmenter leurs chances de faire annuler leur transfert, ils passent à la vitesse supérieure et, de leur propre chef, alerte un conseiller du PMO. Selon les informations rapportées par le CEB, le conseiller en question aurait fait comprendre à un membre du management que ces handymen avaient été d’une aide précieuse au Mouvement socialiste militant sur le terrain aux élections générales de 2014. « Le message était clair : il fallait annuler ce transfert », nous confie-t-on au CEB. Cet appel du conseiller aura été vain, car le plan de réorganisation avait été mis sur les rails et il était hors de question de faire marche arrière.

Principe de gestion établi

Joint au téléphone, Shamshir Mukoon, Acting General Manager du CEB explique qu’il y a bel et bien eu un redéploiement au sein de l’organisme. «Cet exercice s’applique aussi bien aux Senior Engineers qu’à ceux se trouvant au bas de la hiérarchie», dit-il. « Si les employés sont mécontents de cet exercice, cela ne veut pas dire que l’on doive subir des pressions externes.»

Seety Naidoo, président du board, abonde  dans le même sens. « Les ingérences politiques ont longtemps fait partie de la culture du CEB, c’est désormais chose du passé. Le management a un principe de gestion bien établi, les employés devront respecter les procédures au lieu de solliciter X, Y ou Z.» Ledit conseiller n’a pas souhaité s’étendre sur cette polémique, mais indique qu’il y a des personnes « malveillantes » qui cherchent à le nuire.