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Examens du Cambridge GCE  ‘A’ Level : les tribulations d’une candidate privée

200518_lea.jpg Lea montrant un document provenant du Mauritius Examinations Syndicate.

Saviez-vous que vous ne pouvez pas prendre un « advanced ‘subsidiary level’ subject » aux examens de Cambridge GCE « A » Level si vous ne passez pas par un collège ? Une candidate privée l’a appris à ses dépens et très tardivement.

Lea souhaite prendre part, en tant que private candidate, aux examens du Cambridge GCE « A » Levels en octobre/novembre 2018. Deux semaines avant l’annonce de la date de l’enregistrement, elle a appelé le Mauritius Examinations Syndicate (MES) pour avoir des informations concernant le paiement des frais d’examen. On lui a demandé de rappeler dans 15 jours, parce l’information qu’elle recherchait n’était pas disponible.

Quand Lea a rappelé deux semaines plus tard, le préposé à l’autre bout du fil lui a annoncé,  qu’elle avait raté la date butoir pour l’inscription. Cependant, il a ajouté qu’un délai serait accordé pour les « late entries ». Ainsi, les candidats pourraient s’inscrire le 10 mai 2018.

Le 7 mai, Lea a une nouvelle fois appelé le MES. Elle cherchait certaines précisions concernant des informations qui n’étaient pas disponibles sur le site de l’organisme. C’est là qu’elle a appris que les candidats privés n’avaient droit qu’à un seul advanced subsidiary level subject, le General Paper.   Pensant qu’il devait y avoir un malentendu, elle a cliqué sur le lien de Cambridge International Examinations accessible à travers le site du MES. Elle a découvert que la matière qui l’intéressait, la biologie, était disponible pour les private candidates comme matière subsidiaire. 

Lea a voulu en avoir le cœur net. Ainsi le 9 mai, elle a rappelé le MES. On lui a expliqué que la seule manière pour elle de pouvoir  passer une autre matière en plus du General Paper au subsidiary level était de s’inscrire à un collège. « Cela veut dire que les candidats privés n’ont pas droit au même traitement que les autres », estime la jeune fille.

Lea a alors contacté le ministère de l’Éducation. Elle dit qu’on lui a passé plusieurs préposés. Finalement, elle a eu la réponse suivante : « Nous suivons les instructions du MES. » 

Par la suite, on lui a suggérer de se tourner vers un haut cadre du MES. Selon ses dires, après avoir parlé à plusieurs personnes, quelqu’un lui a répondu d’une manière plutôt rude et lui a demandé de s’adresser à tel préposé. Elle ne l’a pas fait, estimant qu’elle allait recevoir la même réponse.

Manque d’organisation

Le jour suivant, le 10 mai, Lea s’est rendue au MES pour s’inscrire aux examens du Cambridge GCE « A » Level 2018. Elle dit avoir été déroutée par le manque d’organisation. Selon elle, de nombreux étudiants et parents ne savaient pas à qui s’adresser. « Il y avait des centaines de personnes. C’était la pagaille », raconte-t-elle. Lea ajoute qu’elle a dû patienter trois heures avant de pouvoir se faire inscrire.

Sur place, on lui a remis une circulaire et un formulaire de couleur verte. Elle se plaint que toutes les matières indiquées sur le formulaire vert avaient été choisies pour elle, les codes des options étant déjà déterminées par le MES.

Lea ajoute que plusieurs candidats privé sont dans la même situation qu’elle. Selon, elle, des parents se sont vu refuser des explications sur la raison pour laquelle un candidat ne pouvait choisir telle ou telle matière au subsidiary level. « On leur a demandé de consulter la circulaire accompagnant le document de couleur verte. Quand un parent a insisté pour trouver une solution, on lui a demandé de contacter un collège pour voir si son enfant pourrait y être inscrit pour prendre part aux examens », dit-elle.

Autre « anomalie » relevée par la jeune fille, la circulaire était datée du 18 mars 2018.  « Pour quelles raisons les candidats privés n’ont-ils pas droit de prendre part aux examens selon les mêmes  critères que les autres candidats ? » se demande Lea. « Pourquoi est-il obligé de passer par un collège ? »

Lea a du mal a digéré que le statut de private candidate la prive de certaines facilités accordées aux autres candidats. « Je ne vois aucun inconvénient à payer les frais pour une matière au niveau subsidiaire au même tarif qu’une matière Advanced Level si cela me permet d’opter pour la matière subsidiaire de mon choix », dit-elle.

Le ministère de l’Éducation se range derrière la décision du MES

Contacté par la rédaction, le ministère de l’Éducation s’est aligné sur la décision du MES. « Les candidats privés peuvent prendre jusqu’à quatre matières au niveau principal et seulement le General Paper au niveau subsidiaire, conformément aux règles en vigueur », a déclaré le ministère par le truchement de son attaché de presse, Deenesh Seeharry.